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Économie – Social

Corrèze : les hôteliers-restaurateurs veulent garder leurs panneaux

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Par , France Bleu Limousin

Le Grenelle 2 de l'environnement a interdit les pré-enseignes au bord des routes qui indiquent la présence d'un hôtel, d'un restaurant, ou d'un garage, d'un artisan. Mais pour certains hôteliers et restaurateurs, ceux-ci sont vitaux. En Corrèze, une centaine d'établissements pourraient en pâtir.

Le Grenelle 2 de l'environnement a interdit les pré-enseignes au nom de la lutte contre la pollution visuelle des campagnes
Le Grenelle 2 de l'environnement a interdit les pré-enseignes au nom de la lutte contre la pollution visuelle des campagnes © Radio France - Philippe Graziani

Naves, Corrèze,

Tous les hôteliers et restaurateurs corréziens sont avisés en ce moment même par courrier de leur obligation de démonter leurs panneaux sous trente jours. Certains l'ont d'ailleurs déjà fait. Ce n'est pas le cas de Guy Massoubre, patron de l'Oustal à Naves, près de Tulle. L'hôtel-restaurant est dans le bourg, en contrebas, à un bon kilomètre, de la départementale 1120. L'établissement est indiqué par deux panneaux posés le long de celle-ci, un dans chaque sens.

20 à 25 % de perte de chiffre d'affaires

"L'été on voit qu'il y a des gens qui viennent parce qu'ils ont vu un panneau" explique Guy Massoubre. Ils passent devant l'établissement. Et comme nous on a une terrasse, ils s'arrêtent". Pour le restaurateur, sans ces panneaux ces gens-là ne viendront plus. Guy Massoubre estime qu'il perdra ainsi entre 20 et 25 % de chiffre d'affaires. L'UMIH, l'Union des Métiers de l'Hôtellerie estime qu'une centaine d'établissements en Corrèze  seront directement impactés par cette disparition des pré-enseignes.

Une dérogation pour les établissements isolés

"C'est la survie des établissements en milieu rural"  qui se joue selon  Michel Solignac, président de l'UMIH de la Corrèze. Et surtout des établissements éloignés des grands axes de circulation qui n'auront plus sans panneaux de visibilité. "C'est un service public, souligne Michel Solignac. Vous passez à l'heure du déjeuner sur une route, si vous voyez qu'il y a un restaurant pas loin, vous faites le crochet". L'UMIH demande une dérogation au moins pour ces établissement isolés. Les hôteliers et restaurateurs qui n'auront pas démonté leurs panneaux à l'issue des trente jours recevront une mise en demeure, et les récalcitrants recevront des amendes.