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Corse : 2,1 millions d’euros prêtés par l’ADIE en 2019

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Par , France Bleu RCFM

L’ADIE, l’association pour le droit à l’initiative économique est présente en Corse depuis 1999. Depuis près de vingt ans, elle accompagne et finance les projets des personnes qui n’ont pas accès au système bancaire classique comme les demandeurs d’emplois ou ceux qui ont peu de ressources.

Yvan Franchi directeur régional de l'ADIE pour la Corse.
Yvan Franchi directeur régional de l'ADIE pour la Corse. © Radio France - Christophe Giudicelli

Ils sont demandeurs d’emplois, touchent les minima-sociaux, sont peu diplômés et ont des ressources financières faibles. Avec un tel profil comment convaincre les banques de les suivre dans un projet professionnel de création d’entreprise. C’est ce à quoi sont confrontés chaque année des dizaines de Corses qui souhaitent créer leurs entreprises dans le but d’avoir un emploi ou tout simplement se reconvertir professionnellement. 

« On peut créer son activité avec un prêt de 10.000 euros »

Pour autant, face à un énième refus d’une banque tout n’est pas forcement perdu. Crée en 1989, l’ADIE, l’association pour le droit à l’initiative économique est présente en Corse depuis 1999. Elle accompagne et prête de l’argent à ces personnes qui de fait par leurs situations se retrouvent exclues ou ont un accès plus difficile que les autres à un crédit bancaire. « C’est très important pour quelqu’un qui veut créer son propre emploi ou son entreprise. S’il n’a pas les fonds pour créer son activité il va rester au chômage. Avec 10.000 euros, on peut créer son activité, si au début, il y a vingt ans, dans notre antenne d’Ajaccio, nous accompagnions et financions une vingtaine de projets chaque année, en 2019 nous en avons financé 341 pour un montant total de 2,1 millions d’euros. C’est plus de 1.500 en 20 ans » explique Yvan Franchi le directeur régional de l’ADIE.

Justement, 10.000 euros c’est le montant maximum que prête l’ADIE. Un prêt avec un taux fixe de 7,5% et un second dit « d’honneur » à taux zéro. De quoi permettre de démarrer une activité. Natacha Deri, a bénéficié d’un prêt de l’ADIE pour ouvrir sa boutique de prêt à porter dans le centre ancien de Bastia en Haute-Corse : « J’ai pu financer mes stocks après un refus de la banque. Quand on est au chômage, les banques ne prêtent pas d’argent pour sortir d’une situation précaire ». Natacha Deri n’est pas la seule dans cette situation. Avec un prêt de l’ADIE Phathaliphan Agostini a pu ouvrir un traiteur thaïlandais dans les rues de Bastia : « C’est très compliqué quand nous n’avons pas de revenus » explique-t-elle.

Accompagner les porteurs de projets

Si le financement des investissements à un taux bas est un véritable coup de pouce pour démarrer son activité, le suivi et l’accompagnement en est un autre. Yasmine Medhi, âgée de 20 ans a créé son entreprise de vente de cosmétique grâce à l’association : « L’ADIE m’a aidé à monter le dossier, à établir mon prévisionnel. L’intérêt c’est aussi d’avoir un suivi et des relations, j’ai pu être mise en relation avec des marques de cosmétiques »

Et la pérennité des projets ? 

Dans un monde où la concurrence commerciale est féroce, la question de la pérennité des entreprises créées par ce dispositif se pose. Selon Yvan Franchi, le directeur de l’ADIE pour la Corse « la pérennité des entreprises est de 67% à trois ans. Nous sommes sur les mêmes chiffres que dans le milieu bancaire classique. » 

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