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Dossier : Le + info de France Bleu Bourgogne

Côte-d'Or : les impôts locaux vont-ils augmenter à cause de la crise sanitaire ?

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Par , France Bleu Bourgogne

La crise sanitaire a coûté 6 milliards d'euros aux communes en 2020 selon l'estimation de l'Association des maires de France. Pour compenser, une hausse des impôts locaux se fait craindre. Une mesure écartée en Côte-d'Or pour l'instant.

Déclaration d'impôts (illustration)
Déclaration d'impôts (illustration) © Maxppp - PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Très chère crise sanitaire du Covid-19. Ce n'est pas le début d'un poème ou d'une lettre, mais bien un cruel constat. Selon les chiffres de l'Association des maires de France (AMF), révélés par Le Parisien, les pertes liées au contexte se sont élevées à six milliards d'euros en 2020 pour les communes de l'Hexagone. Comment compenser ? Comment les combler ? On peut craindre une hausse des impôts locaux selon Mathieu Plane, économiste à l’OFCE, toujours dans les colonnes du Parisien. On fait le point en Côte-d'Or. 

L'inquiétude du CLCV

Voir les impôts locaux augmenter serait une très mauvaise nouvelle pour les ménages, déjà rudement impactés par la crise, estime David Demey, qui préside l'association de consommateurs CLCV en Côte-d'Or. Quelle forme cela pourrait prendre ? David Demey avance des hypothèses, comme une augmentation de la taxe foncière ou d'un retour sur la suppression de la taxe d'habitation. Il redoute également  "l'augmentation du prix de la carte grise", une hausse du "prix d'entrée des musées", du 'ticket de piscine", du "prix des transports en commun". "Il va bien  falloir trouver des solutions, résume-t-il, je ne vois pas comment on va pouvoir continuer à injecter de l'argent partout sans le rembourser à un moment ou à un autre"

D'où viennent les difficultés financières des communes ? 

Ludovic Rochette, président de l'Association des maires de Côte-d'Or - et maire de Brognon - ne peut pour l'instant pas chiffrer les pertes pour les communes du département, mais confirme qu'elles existent. "On voit bien que les communes et les intercommunalités ont beaucoup dépensé dans le cadre du covid, indique-t-il. Cela peut être les achats de masques, les adaptations aux dispositifs sanitaires, des aides, des pertes d’exploitation notamment dans le domaine du transport". Il tient par ailleurs à souligner que "l'Etat a compensé une partie sur 2020, mais pas complètement, par contre"

Pour Arc-sur-Tille, un manque à gagner de 100.000 euros en 2020

Illustration pour la commune d'Arc-sur-Tille, un peu plus de 2500 habitants. Les chiffres sont éloquents : pendant le premier confinement, pas d'activités périscolaires et des restaurants scolaires à l'arrêt. Il n'y pas eu non plus de location de la salle des fêtes pour des événements. Le maire, Patrick Morelière, évoque "un manque à gagner de 100.000 euros sur un budget de fonctionnement de deux millions d'euros, ce qui n'est pas négligeable"

Il faut y ajouter 18.000 euros de dépenses pour mettre en place les protocoles sanitaires dans les écoles, ou pour l'achat de gel hydroalcoolique et de masques. La commune a reçu dans ce cadre-là une aide de 3000 euros de l'Etat. "Je ne peux pas prétendre à du chômage technique pour mes personnels. On est partiellement démunis, déplore le maire, Patrick Morelière. À nous de nous organiser pour optimiser les services, ne pas dépenser deux euros quand on peut en dépenser qu'un seul"

Les maires réticents à une augmentation des impôts locaux 

Pour renflouer les caisses, le maire d'Arc-sur-Tille se refuse d'augmenter les impôts locaux dans les prochains mois. "Je vois les restaurants fermés depuis des mois, des gens qui sont au chômage, qui sont dans des difficultés monstres, raconte Patrick Morelière. Je ne sais pas comment je pourrais traverser ma commune la tête haute en disant 'on a augmenté les impôts parce qu'on a du déficit'"

"Je ne sais pas comment je pourrais traverser ma commune la tête haute en disant 'on a augmenté les impôts parce qu'on a du déficit'"

Un avis partagé par Ludovic Rochette, maire de Brognon et président de l'Association des maires du département : "C'est hors de question d’utiliser le levier fiscal, on arrive à un seuil de la fiscalité locale. Si les élus devaient augmenter leurs impôts, ce ne serait pas de gaieté de cœur. Actuellement, toutes les collectivités font en sorte de maintenir leurs services à fiscalité équivalente". Pour Dijon, notons que le budget primitif, présenté début février 2021, ne prévoit pas non plus de hausse des impôts locaux. 

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