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Économie - Social

Côte-d'Or : les nouvelles mesures de la réforme de l'assurance chômage inquiètent les Dijonnais

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Par , France Bleu Bourgogne

Les premières mesures de la réforme de l'assurance chômage sont entrées en vigueur ce vendredi 1er novembre. Une première série qui inquiète déjà les syndicats et les Dijonnais.

La première série de mesures concernant la réforme de l'assurance chômage est entrée en vigueur ce vendredi 1er novembre.
La première série de mesures concernant la réforme de l'assurance chômage est entrée en vigueur ce vendredi 1er novembre. © Radio France - Bradley De Souza

Dijon, France

La Bourgogne-Franche-Comté compte plus de 200 000 demandeurs d'emplois. Et elle n'est pas épargnée par cette réforme de l'assurance chômage dont les premières modalités font déjà grincer des dents.  Les conditions d'accès au chômage changent à compter du vendredi 1er novembre pour les nouveaux inscrits à Pole Emploi.

Un durcissement des règles

La première batterie de mesures est désormais en place. Dorénavant, pour tous les nouveaux inscrits, il faudra avoir travaillé au moins 6 mois sur les 24 derniers pour prétendre à une indemnisation alors qu'il fallait 4 mois sur les 28 derniers auparavant. «Sanctionner c'est très bien, mais il faudrait sanctionner ceux qui trichent, pas les gens honnêtes ! Quand on met en place ce genre de mesures, ce sont les plus précaires que l'on sanctionne. Peut-être au lieu de cela ne faudrait-il pas donner la possibilité d'avoir accès à l'emploi ?», s'interroge Mohamadi, un Dijonnais.

"Peut-être au lieu de cela ne faudrait-il pas donner la possibilité d'avoir accès à l'emploi ?" - Mohamadi, un Dijonais

Autre mesure, le seuil des droits rechargeables, qui permet d'étendre la durée d’indemnisation lorsqu'un demandeur d'emploi retravaille passent lui de 1 à 6 mois. Et les moins de 57 ans inscrit au chômage et gagnant plus de 3500 euros net vont voir leur allocation régressée de 30% au bout de six mois. Selon la caisse d'assurance chômage, cette mesure devrait permettre d'économiser 140 millions d'euros à partir de 2021. 

Laure Nicolaï est la secrétaire générale de la CFDT 21. Elle donne la position du syndicat sur les droits rechargeables.

Les syndicats en colère

Les syndicats de décolèrent pas. «Les premiers effets pour les demandeurs d'emplois vont se faire dès demain avec la mise en place de nouvelles conditions d'accès beaucoup plus compliquées ce qui va pénaliser les 2 millions et demi de demandeurs d'emplois, c'est une réforme injuste», s'indigne Laure Nicolaï, secrétaire générale de la CFDT en Côte d'Or.

Pour Franck Laureau, secrétaire général de Force Ouvrière en Côte-d'Or, ces mesures se font sur le dos des plus précaires. «On a 9% des demandeurs d'emplois qui vont être exclus du système d’indemnisation en France en rappelant que moins d'un demandeur d'emploi sur deux qui aujourd'hui est indemnisé», souligne le secrétaire général de Force Ouvrière.

Franck Laureau, secrétaire général de FO Côte d'Or explique pourquoi cette réforme se fait sur le dos des chômeurs.

Une économie de 3,4 milliards d'euros

Les règles sont donc durcies par le gouvernement qui espère tirer 3,4 milliards d'euros d'économies de cette réforme dont le 2e volet de mesures est prévu pour avril 2020. L’exécutif a fixé la ligne à suivre : retour à l'emploi durable et désendettement de l'Unédic. D'ailleurs, selon le gestionnaire du régime, plus de 710 000 personnes devraient être affectées par cette réforme dès la première année.

L'Unedic estime que cette réforme impactera un demandeur d'emploi nouvellement inscrit sur deux. 200 000 personnes ne pourront plus ouvrir de droit, 200 000 les ouvriront cinq mois plus tard et 300 000 verront leur droit diminuer.

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