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Économie – Social

Coup de pouce financier de la Chambre des métiers aux artisans sinistrés de Bolbec

Bernard Stalter, président de la Chambre des métiers et de l'artisanat, a rencontré des artisans bolbécais ce mardi 6 août. Une occasion de les saluer, mais aussi d'échanger avec les commerçants sinistrés par les inondations du début de l'été : une aide financière va leur être versée.

Au milieu des clients, Bernard Stalter et d'autres membres de la Chambre des métiers ont rencontré les artisans de Bolbec.
Au milieu des clients, Bernard Stalter et d'autres membres de la Chambre des métiers ont rencontré les artisans de Bolbec. © Radio France - Simon de Faucompret

Bolbec, France

Tout le monde aime l'artisanat !" L'affirmation, énergique, vient de Bernard Stalter, président national de la Chambre des métiers et de l'artisanat (CMA). Il a visité la boulangerie "Le Fournil bolbécais" et d'autres artisans de Bolbec (Seine-Maritime), ce mardi 6 août. Une visite à double titre : d'abord, c'est une étape sur le tour de France des artisans que réalise Bernard Stalter, et qui se termine en fin d'année 2019 : l'occasion pour lui de saluer les artisans, de soutenir leur entreprise et de montrer qu'il défend leurs intérêts. Mais c'était aussi un moyen d'acter l'aide financière qu'apporte la CMA aux artisans sinistrés de Bolbec et de Seine-Maritime : au début de l'été, d'importantes inondations ont touché la commune.

1 500 euros d'aides aux artisans sinistrés, comme Virginie et sa boulangerie : un cadeau de la Chambre des métiers pour pallier les frais liés aux inondations. - Radio France
1 500 euros d'aides aux artisans sinistrés, comme Virginie et sa boulangerie : un cadeau de la Chambre des métiers pour pallier les frais liés aux inondations. © Radio France - Simon de Faucompret

30 000 euros d'aides aux artisans seino-marins

"On est arrivés à 1h du matin, le labo était plein d'eau", témoigne Virginie, nouvelle gérante du "Fournil bolbécais". Fin juin et début juillet, après les inondations, il a fallu éponger, et constater les dégâts : "On a perdu de la farine, on a perdu une pompe ..." Même bilan pour Liliane, propriétaire du salon de coiffure "Créatif" : "On avait 80 centimètres d'eau en pleine nuit", se souvient-elle. "Les boiseries ont été abîmées, la façade surtout. Et c'est loin d'être la première."

Ces pertes seront en partie compensées par une aide de la Chambre des métiers, a réaffirmé son président Bernard Stalter ainsi que le président départemental, Christophe Doré. Pour la Seine-Maritime, 30 000 euros d'aides sont prévus uniquement pour venir en aide aux artisans sinistrés. L'enveloppe maximale est de 1 500 euros par commerce, une somme perçue par Liliane pour son salon. "C'est une bonne aide quand même", admet-elle. "On a beau faire marcher les assurances, c'est du temps perdu, des coûts imprévus ..."

Liliane est propriétaire de son salon de coiffure bolbécais depuis 32 ans. "Il y a eu des meilleurs années, mais on s'en sort, les clients sont fidèles", sourit-elle. - Radio France
Liliane est propriétaire de son salon de coiffure bolbécais depuis 32 ans. "Il y a eu des meilleurs années, mais on s'en sort, les clients sont fidèles", sourit-elle. © Radio France - Simon de Faucompret

Valoriser le savoir-faire local

Autre objectif de cette visite : échanger avec les artisans sur les changements à venir et les différentes réformes. "L'artisanat représente 30% de l'économie française", rappelle Bernard Stalter. "Pourtant, on craint une concurrence déloyale pour nos centre de formation d'apprentis (CFA), car ils seront beaucoup moins bien financés que les gros CFA d'entreprises." Sans parler des nombreuses charges administratives, la "paperasserie", qui pèsent sur les professionnels

De quoi refroidir les artisans, ici aussi à Bolbec ? "Il n'y en a plus autant qu'avant", regrette Dominique, un passant. "Une droguerie, ou une quincaillerie ... il y en avait il y a sept ou huit ans, mais maintenant c'est fini." Au lieu d'acheter sa petite vis au besoin, il doit maintenant aller acheter des paquets entiers dans une grande surface. "C'est embêtant." 

Et ce qui pèche, ce n'est pas l'offre mais la demande : 700 000 emplois d'artisans sont à pourvoir en France, mais personne n'en veut.

Pour changer ça et mettre en lumière le savoir-faire local, la CFA lance un prix "Ma ville mon artisan" à destination des maires de France : les candidatures sont à déposer avant le 30 septembre, pour montrer tout le talent d'un artisan du coin autour de quatre thèmes : 

  • Innovation et digital
  • Développement durable
  • Développement économique et emploi
  • Culture et patrimoine

Miser sur l'apprentissage

Le secteur souffre aussi d'un cliché souvent tenace : le travail manuel serait un choix faute de mieux, après des études ratées. "C'est faux", assène Bernard Stalter, qui insiste sur l'importance de l'apprentissage. "85% des jeunes qui passent par l'apprentissage trouvent un emploi. Et la moitié des chefs d'entreprises français ont été apprentis !" Pour lui, il faut vite gommer cette image. "Depuis 25 ans, on demande que l'apprentissage soit reconnu au même titre que la filière universitaire."