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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco en Bretagne : les couteaux d'Erwan Pincemin se vendent à l'étranger

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu

Installé à Gouézec, près de Quimper, Erwan Pincemin confectionne des couteaux haut-de-gamme à la demande. En dents de phacochère ou molaires de mammouth, ils s'exportent aux quatre coins du monde.

" Je travaille avec des matériaux nobles. Il faut aussi compter le travail et le temps que ça me demande pour ne serait-ce que confectionner une pièce", argumente Erwan Pincemin.
" Je travaille avec des matériaux nobles. Il faut aussi compter le travail et le temps que ça me demande pour ne serait-ce que confectionner une pièce", argumente Erwan Pincemin. © Radio France - Hermine Le Clech

"J'ai des clients aux États-Unis, en Russie, au Qatar. Je fais beaucoup de rencontres avec des personnes très différentes", sourit Erwan Pincemin, installé dans son atelier, à Gouézec, près de Quimper dans le Finistère. Depuis son retour en Bretagne en 2019, les "commandes augmentent tous les mois.

La raison ? L'artisan coutelier confectionne des couteaux artisanaux haut-de-gamme, uniques et sur demande. "J'ai plus d'une soixantaine de modèles que j'habille. J'utilise des matières aux couleurs et textures très différentes. C'est le côté créatif qui m'intéresse", précise Erwan Pincemin. 

Entre 500 et 2000 euros la pièce

L'artisan travaille avec plusieurs dizaines de matériaux. Certains pour le moins originaux : des dents de phacochère, bois d'élan ou molaires de mammouth. À cela, il faut ajouter l'acier du Japon, de Belgique ou encore d'Autriche. "Mais tout est assemblé en Bretagne", indique Erwan Pincemin.

Parmi ses clients, des artistes de street-art, la maison Henriot à Quimper ou encore pour les équipes de l'ancien chef étoilé Joël Robuchon. "Je leur fournis une cinquantaine de couteaux pour les restaurants à Paris et une autre cinquantaine à Saint-Barthélemy. Je vois ça comme l'aboutissement de mon travail ", s'émeut Erwan Pincemin. 

Le prix de vente ? Entre 500 et 2000 euros la pièce. Un produit haut-de-gamme en raison des matières premières utilisées. Rien que pour une molaire de mammouth, issue de permafrost sibérien, il faut débourser 250 euros. "Je travaille avec des matériaux nobles. Il faut aussi compter le travail et le temps que ça me demande pour ne serait-ce que confectionner une pièce", argumente le coutelier. Pour un couteau, il faut compter trois jours, soit 35 heures de travail.

Pour un couteau, il faut compter trois jours, soit 35 heures de travail à Erwan Pincemin.
Pour un couteau, il faut compter trois jours, soit 35 heures de travail à Erwan Pincemin. © Radio France - Hermine Le Clech

Aux couleurs du Gwenn ha du 

Qu'ils soient vendus aux chefs comme aux particuliers, chaque couteau porte un nom breton. Ils se drapent aussi des couleurs du Gwenn ha du. "Je m'inspire beaucoup de la Bretagne. En ce moment, j'aime beaucoup graver des vagues pour rappeler l'océan", confie le Gouezecois. 

Dans sa ligne de mire, les entreprises locales. "J'aimerais beaucoup jouer sur l'identité bretonne et mettre en valeur notre belle région. Je pense que ça pourrait plaire", argumente Erwan Pincemin. 

Le coutelier cherche aussi à démocratiser ses produits. Une ligne de couteau de table, fabriquée en série, serait plus abordable. "Ça me permettrait de créer des modèles plus sobres mais bien moins cher pour un public plus large", conclut l'artisan. 

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