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Dossier : Coronavirus Covid-19

Couvre-feu à Nancy : des restaurants entre fatalisme et incertitude

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Après l’annonce du couvre-feu en Meurthe-et-Moselle pour lutter contre la propagation du covid-19, les restaurateurs de Nancy se demandent s’ils vont rester ouverts ou fermer complètement. Pour certains, seuls les services du soir permettent de faire tourner l’entreprise.

Les restaurants de Nancy seront tous fermés à 21H samedi soir.
Les restaurants de Nancy seront tous fermés à 21H samedi soir. © Radio France - Thierry colin

Si certains s’y attendaient, l’annonce du gouvernement surprend les professionnels avec certains restaurants qui ont leurs réfrigérateurs remplis et qui ne s’attendaient pas à fermer leur porte avant 21H tous les soirs durant au moins six semaines. Le couvre-feu en Meurthe-et-Moselle et à Nancy vise à limiter la hausse des contaminations au Covid-19 et les réactions sont partagées. 

Pour Paul Conte, restaurateur rue des Maréchaux, «Ça couvait. On attendait juste la date butoir. Maintenant, il va falloir s'organiser et on a des stocks, comme si on était ouvert 7 sur 7, comme d'habitude, on est censé faire 150 couverts journée donc on doit avoir les stocks. On est prévenus au dernier moment comme la dernière fois». 

Le restaurateur, patron du Vivier spécialisé dans les crustacés, estime que tout le monde n’a pas joué le jeu : «Vous avez certains bars qui font n'importe quoi. Nous, on respecte le registre, nos salariés ont tous les masques et en cuisine, c’est masque et charlotte. On respecte au maximum mais le restaurant est un peu pris pour le vilain petit canard qu'on ferme».

Ecoutez Paul Conte, restaurateur à Nancy.

Quelques dizaines de mètres plus loin, Jérome Espiand, dirige l'Arrosoir,  depuis 17 ans et il prend la décision avec recul, philosophie et une incertitude : «Le soir, c’est là que je faisais le bénéfice, c'est là où nos boîtes tournaient. Je ne suis pas sûr qu'on tienne, en terme de rentabilité, en ouvrant uniquement le midi quand on fait partie de ceux qui travaillent peu le midi et beaucoup le soir».

Le couvre-feu, il fallait le faire

«Mettre en place tout le système, chauffer, l'électricité et le bois dans le four à pizza... mettre tout ça en oeuvre pour dix pour cent de l'activité de la journée, je ne sais pas. 

Mais le couvre-feu, il fallait le faire, c’est la vie des gens, c'est la vie du monde qui est en jeu. On ne peut que le subir pour le bien de tous, mais ça va être compliqué. Là, à l'heure actuelle, pour ma part, on travaille à perte». 

Pragmatisme

D’autres restaurateurs hésitent en apprenant la mauvaise nouvelle : «nous allons essayer le midi la première semaine et voir comment cela se passe» avoue le gérant de l’Escale qui confie naviguer à vue avec une clientèle déjà plus clairsemée ces dernières semaines.  Le coronavirus avait déjà affecté les trésoreries, cette fois, ces mesures plongent une partie de la profession dans l'incertitude. 

Ecoutez Jérôme Espiand, restaurateur à Nancy.

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