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Couvre-feu : l'activité des plateformes de livraison à domicile en forte progression à Quimper

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Par , France Bleu Breizh Izel

La crise sanitaire profite-t-elle aux entreprises de livraison à domicile ? En tout cas, les plateformes comme Uber Eats et Deliveroo ont vu leur activité augmenter l'an dernier. Une accélération qui résulte des confinements et du couvre feu, partout en France, mais aussi en Bretagne.

Uber Eats est implanté en Bretagne depuis 4 ans.
Uber Eats est implanté en Bretagne depuis 4 ans. © Radio France - Adeline Divoux

Les demandes de livraison à domicile ont augmenté en 2020, conséquence des confinement et du couvre-feu. Une tendance nationale, qui se vérifie également en Bretagne. A Quimper par exemple, les annonces fleurissent pour recruter des nouveaux coursiers, que ce soit sur la plateforme Uber Eats ou chez Deliveroo. Dans ce contexte, certains livreurs de plats à domicile ont fait grève cette semaine à l'appel de la CGT. Sous le statut d'auto-entrepreneurs, ils n'ont le droit ni au chômage, ni aux congés payés. Ils estiment que leurs courses ne sont pas assez payées. 

Si le nombre de livreurs recherchés n'est pas défini chez Deliveroo, il en faudrait une vingtaine en plus chez son concurrent Uber Eats. "Cela dans le but de vraiment stabiliser les opérations, à Quimper, mais aussi pour accompagner notre développement dans la région puisque nous sommes désormais présents à Concarneau", indique Guillain Borde, le responsable de l'expension d'Uber Eats en France. "Nous avons commencé avec moins de 5 restaurants et moins de 5 livreurs. Nous avons aujourd'hui plus d'une soixantaine de restaurants partenaires, et autant de coursiers", ajoute-t-il. 

Un pic de livraisons entre 19h et 19h30

Les commandes en livraison ont davantage augmenté ces derniers mois, depuis la fermeture des restaurants fin octobre. "Les restaurants n'ont pas la possibilité de faire du chiffre d'affaires en salle, donc ils se sont beaucoup plus mobilisés et ont rejoint assez massivement les plateformes de livraison", explique Guillain Borde. "Et en face, les clients ont envie de consommer parce qu'ils ne peuvent pas aller au restaurant", glisse-t-il. 

Avec le couvre-feu, le pic de consommation pour les livraisons se situe entre 19h et 19h30, puisque beaucoup d'établissements choisissent de fermer plus tôt. Les coursiers doivent donc s'adapter pour satisfaire le maximum de clients. "Nous essayons d'expliquer aux coursiers, qui sont indépendants, quand sont leurs espérances de gain maximale en fonction des demandes. L'idéal, c'est qu'ils se connectent plutôt tôt en ce moment, dès 17h30 pour faire face à cet afflux de commandes", souligne le responsable de l'expansion d'Uber Eats. Même constat chez Deliveroo, qui est en contact régulier avec les restaurateurs pour adapter au mieux son offre.

Le relais de croissance indispensable au secteur de la restauration

Pour ces plateformes, la crise sanitaire a accéléré leur développement. Deliveroo, qui a débarqué en mars 2020 à Quimper, collabore déjà avec 25 restaurants. Au niveau national, la plateforme est passée de 12.000 à 20.000 restaurants avec lesquels elle travaille. "On ne s'en réjouit pas à titre personnel, mais parce qu'on a été le relais de croissance indispensable du secteur de la restauration pendant cette année compliquée", affirme Damien Stéffan, porte parole de Deliveroo en France. 

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