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Couvre-feu : le MEDEF Lille métropole craint que certaines entreprises ne s'en remettent pas

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Par , France Bleu Nord

Le couvre-feu entre en vigueur ce vendredi à minuit dans la métropole lilloise. Ensuite, il ne sera plus possible de sortir de 21h à 6h. Les secteurs de la restauration, de la culture, risquent de sentir rapidement les effets économiques. Entretien avec le président du MEDEF Lille Métropole.

Dans la métropole lilloise, le couvre-feu entre en vigueur entre 21h et 6h. Les restaurants et les entreprises du secteur culturel doivent fermer plus tôt (photo d'illustration)
Dans la métropole lilloise, le couvre-feu entre en vigueur entre 21h et 6h. Les restaurants et les entreprises du secteur culturel doivent fermer plus tôt (photo d'illustration) © Maxppp - PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/Alexandre MARCHI

Les restaurants, les lieux culturels, les entreprises de l'événementiel, vont devoir s'adapter au couvre-feu. Il entre en vigueur ce vendredi 16 octobre à minuit, dans la Métropole européenne de Lille, placée en alerte maximale au coronavirus. Il sera interdit de sortir de 21h à 6h du matin. 

Invité de France Bleu Nord, Yann Orpin, président du MEDEF Lille Métropole, est inquiet.

France Bleu Nord : craignez-vous que certaines entreprises ne se remettent pas de ce couvre-feu ?

Yann Orpin : les patrons de ces secteurs ont déjà dû faire beaucoup d'efforts depuis le mois de mars. Au-delà de la situation économique, c'est le moral des entrepreneurs qui est difficile. Il faut tenir physiquement et psychologiquement. Donc, oui, nous craignons qu'il y en ait qui ferment.

Le ministre de l'économie a annoncé des mesures : élargissement du fonds de solidarité, allongement de six mois du dispositif de prêt garanti par l'Etat (PGE) : est-ce que ça va suffire ?

Les annonces de Bruno Le Maire montrent qu'il a conscience qu'il faut aller plus loin que ce qui a été fait jusqu'alors. Il parle même d'accompagner les restaurateurs dans le paiement de leurs loyers, en obtenant un crédit d'impôt au bailleur. Il faut que cet accompagnement couvre l'ensemble des charges, et vérifier, de manière individuelle, qu'on est bien à zéro reste-à-charge pour chacun des secteurs touchés.

Le gouvernement demande aux entreprises de définir un nombre minimal de jours de télétravail : ne faudrait-il pas imposer une règle pour tout le monde ?

Absolument pas. Je considère que le télétravail n'est pas une finalité, mais un moyen. Il doit entrer dans la stratégie d'entreprise, et dans le cadre d'un dialogue social. Les entrepreneurs sont prêts à jouer le jeu. Ils ont une responsabilité sanitaire à l'égard des collaborateurs.

Tous les moyens, y compris le couvre-feu, sont bons pour éviter un reconfinement ?

Ce confinement nocturne évite un reconfinement général, qui serait une vraie catastrophe économique. Il faut coûte que coûte éviter un reconfinement global.

ECOUTEZ : Yann Orpin, président du MEDEF Lille Métropole

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