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Dossier : Coronavirus

Covid-19/Economie : "Le plus dur viendra après le confinement"prévient Dominique Claverie, président d'APESA36

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Par , France Bleu Berry

La crise sanitaire inédite, liée au Coronavirus, a mis à l'arrêt l'économie. Beaucoup de secteurs creusent leur trésorerie. Pour les aider, la Chambre des Métiers a créé une cellule psychologique. Dans l'Indre, l'association APESA propose un suivi pour les chefs d'entreprise au bord du gouffre.

Dominique Claverie, président d'APESA 36
Dominique Claverie, président d'APESA 36 © Radio France - Elodie Rabelle

Hôtellerie, restauration, tourisme... les secteurs d'activités sont nombreux à subir de plein fouet la crise liée au coronavirus. Une crise sanitaire inédite qui met l'économie à l'arrêt. Pour faire face, le gouvernement a pris des mesures d'aides exceptionnelles. La grande inconnue étant : ces aides seront-elles suffisantes ? Il est à craindre que beaucoup d'entreprises, surtout les plus petites ne se relèvent pas même après la fin du confinement. 

Une cellule psychologique

Pour aider les chefs d'entreprise à faire face à la situation économique exceptionnelle provoquée par la crise sanitaire, le Ministère de l'Economie et des Finances, en s'appuyant sur l'action de l'association APESA (Aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aiguë) et avec le soutien d'Harmonie Mutuelle, de CCI France et de CMA France, annonce la mise en place d'un numéro Vert pour apporter une première écoute et un soutien psychologique aux chefs d'entreprise en détresse. (0 805 65 505 0)

Nous avons des sentinelles pour détecter les personnes en danger" 

Dominique Claverie, président de l'ADESA 36, détaille le fonctionnement d'APESA : "Que ce soit la Chambre des Métiers, le Tribunal de Commerce, Pôle Emploi ou la CCI, nous avons des sentinelles qui nous font remonter des cas de personnes en grande difficulté psychologique. C'était le cas avant, ce sera le cas après le coronavirus. Quoiqu'il en soit : quand quelqu'un est identifié comme étant en grande souffrance, une fiche d'alerte est créée pour détailler tous les étapes qui ont mené cette personne dans cet état. Un psychologue prend le relai auprès de cette personne."

Selon Dominique Claverie - à une semaine du déconfinement -  il n'y a pas eu, dans l'Indre, d'alerte particulière sur un chef d'entreprise mis à mal par le coronavirus. Mais ce ne saurait tarder. 

"Le plus dur sera après le confinement" 

Toujours selon Dominique Claverie, les cas extrêmes vont émerger quand l'activité va reprendre : "Certains entrepreneurs vont se rendre compte d'être dans l'impossibilité de poursuivre et vont se déclarer en cessation de paiement. Si c'est une société en nom propre, les conséquences peuvent être terribles pour les biens personnels et cela peut mener à des penchants suicidaires". 

Pour l'instant en effet, certains chefs d'entreprise ont du mal à faire des projections économiques sur le moyen/long terme : "les traites sont retardées, il y a des aides, les analyses financières ne sont pas bouclées. Pour certains, le réveil peut être douloureux" s'inquiète Dominique Claverie. 

Il le promet : les sentinelles d'APESA seront particulièrement vigilantes quand sonnera l'heure de la reprise "C'est très dur d'être confronté à des personnes au bord du gouffre, certaines refusent l'aide psychologique, s'isolent... parfois ce sont les enfants qui viennent nous voir pour porter secours à leurs parents. Quand nous sommes face à eux, on voit quelqu'un craquer, pleurer parfois. Il faut savoir être à l'écoute, ne pas utiliser des mots trop violents car tout peut basculer et finir en drame." 

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