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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : l'annonce du couvre-feu, dévastatrice pour un restaurant de Montpellier

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Par , France Bleu Hérault

À partir de ce samedi 17 octobre 2020, face à la recrudescence de l'épidémie de Covid-19, la métropole de Montpellier va devoir appliquer un couvre-feu de 21h à 6h du matin. Dans le restaurant Chistera de Montpellier, l'annonce de cette nouvelle mesure est reçue dans un climat tendu.

Avec la mise en place d'un couvre-feu à partir de 21 heures, un restaurateur montpelliérain craint de ne pas survivre. (Image d'illustration)
Avec la mise en place d'un couvre-feu à partir de 21 heures, un restaurateur montpelliérain craint de ne pas survivre. (Image d'illustration) © Maxppp - Stéphane Geufroi

Les rues de la métropole de Montpellier seront désormais presque vides la nuit. À partir de ce samedi 17 octobre 2020, les 31 communes vont devoir appliquer un couvre-feu de 21h à 6h du matin. Il sera impossible de sortir sauf pour des motifs impérieux.

Stupeur, devant les annonces d'Emmanuel Macron

Ce mercredi 14 octobre, à 19h55 pétantes, l'interview du Président de la République est projetée sur un écran géant au Chistera, un restaurant montpelliérain. Accoudé à une table ronde, Jean-Marc, un habitué du lieu, est sidéré. "C'est terrible de savoir que je ne vais plus pouvoir aller au restaurant, lâche le sexagénaire. Tant pis, je vais inviter des amis à la maison, tout simplement. Qu'est-ce que vous croyez qu'on va faire..."

Serveuse au Chistera, Stéphanie jongle entre les trois tables occupées, l'interview d'Emmanuel Macron et son portable, qui n'arrête pas de sonner. La jeune femme de 27 ans sait que le couvre-feu va l'empêcher de réaliser toutes ses heures. Sa fiche de paie va en prendre un coup : "Ça va être compliqué, il va falloir gérer au jour le jour, admet-t-elle en souriant, sans pour autant penser à démissionner. C'est sûr que là, ça devient compliquer de travailler dans la restauration. Mais je ne me vois pas arrêter comme ça et chercher dans un autre secteur. D'autant plus que, dans les circonstances actuelles,  je ne suis pas certaine de trouver un job autre part."

Aujourd'hui, c'est la restauration qui ferme. Demain, ça sera sans doute un autre secteur. Même si j'arrêtais d'être serveuse, je ne suis pas certaine de trouver du travail ailleurs - Stéphanie, serveuse au Chistera.

"C'est le coup de couteau", Henri de Miranda, gérant du Chistera, un restaurant de Montpellier.

L'établissement héraultais a déjà complètement arrêté son activité bar mardi dernier. La mise en place d'un couvre-feu à partir de 21 heures est dévastatrice pour l'équipe, car c'est à partir de cet horaire qu'elle enregistre le plus gros de son chiffre d'affaires, notamment les soirs de matchs sportifs.

Ils ont masqué le fait de dire : les restaurants fermeront le soir - Henri de Miranda, gérant du Chistera.

"J'espérais qu'il annoncerait un couvre-feu à partir de 23 heures, mais là, 21 heures, c'est un coup de couteau, cède Henri de Miranda, le patron du Chistera. On ne pourra pas travailler, c'est une évidence. C'est catastrophique pour le secteur." Il ne reste plus que le service du midi, bien moins rentable que celui du soir. "Les additions sont plus faibles. On sert des clients qui mangent plus vite, sans prendre de vin par exemple. En plus, avec le télétravail, on en reçoit de moins en moins."

Je ne suis pas certain qu'on sera encore là dans les prochains mois - Henri de Miranda, gérant du Chistera.

L'équivalent d'une personne et demie est au chômage partiel, sur les cinq membres de l'équipe. "Je vais sans doute devoir élargir le dispositif, mais même en faisant ça, je ne vois pas comment je vais m'en sortir", souffle le responsable du lieu, anéanti.

Reportage au Chistera.

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