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Covid 19 : l'inquiétude des coiffeurs du Loiret, avant un deuxième déconfinement encore plus strict

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Par , France Bleu Orléans

Les coiffeurs espèrent une réouverture au plus tard le 1er décembre, comme les autres commerces dits "non essentiels", dans les annonces d'Emmanuel Macron ce mardi 24 novembre. Mais le nouveau protocole sanitaire, toujours en discussion, les inquiète beaucoup.

Pascal Donnadieu, coiffeur à Pithiviers et président du syndicat des coiffeurs du Loiret
Pascal Donnadieu, coiffeur à Pithiviers et président du syndicat des coiffeurs du Loiret © Radio France - Anne Oger

"Décembre, pour les coiffeurs, c'est nos moissons, c'est notre plus gros chiffre d'affaires" explique Pascal Donnadieu, qui exerce à Pithiviers et qui est, pour le Loiret, le président du syndicat des coiffeurs. "Mais là s'il faut ouvrir avec le nouveau protocole qui s'annonce, ce sera vraiment impossible"

Ce nouveau protocole qui l'inquiète beaucoup, et à propos duquel il reçoit des coups de fil affolés de tous ses collègues du Loiret, c'est celui qu'ont commencé à révéler plusieurs fédérations de commerçants et d'entreprises, reçues vendredi au ministère de l'Economie à Bercy, vendredi 20 novembre. Un protocole qui doit encore être validé et que le gouvernement dévoilera cette semaine, après les annonces d'Emmanuel Macron ce mardi 24 novembre. 

Huit mètres carrés par client, impossible à gérer

Ce protocole prévoit de revoir la jauge des clients autorisés dans les commerces. Elle passerait de quatre mètres carrés lors du premier déconfinement, à huit mètres carrés, réduisant de moitié la capacité d'accueil dans les commerces. Et à ce jour, les coiffeurs n'ont pas vu arriver d'exception les concernant, même si les discussions se poursuivent avec la profession. 

"Huit mètres carrés par client, c'est non, non et non !" tempête Pascal Donnadieu. "Vous vous rendez compte ? Moi mon salon fait 42 mètres carrés, et je ne fais pas partie des plus petits. On est quatre à coiffer les clientes. Vous imaginez, avec les temps de pause pour les couleurs, les permanentes, on va devoir faire patienter les clientes pendant combien de temps avant de pouvoir les coiffer ?"

Un protocole déjà très strict

Une perspective d'autant plus injuste, pour Pascal Donnadieu, que le premier protocole a été scrupuleusement respecté et a montré son efficacité : "moi j'en suis à 50 litres de désinfectant, on met des housses plastiques à nos clientes pour les protéger, on a fait tout ce qu'il fallait. Je n'ai pas entendu parler d'un cas de contamination dans un salon de coiffure"

Pendant les trois semaines qui ont suivi le premier déconfinement, les coiffeurs ont fait des journées à rallonge, pour rattraper les coiffures de leurs clients. Parfois même travaillé les week-ends. Mais ça n'a pas suffi à renflouer les trésoreries et beaucoup comptaient sur le mois de décembre, leur plus gros mois de l'année, pour rattraper les choses. "Si c'est dans ces conditions, ce sera impossible à gérer" prévient Pascal Donnadieu. 

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