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Covid-19 : les clubs amateurs de foot bretons, en mal de recettes, sont inquiets pour la rentrée

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Par , France Bleu Breizh Izel

La baisse des recettes liées au sponsoring inquiète les clubs de foot amateurs en Bretagne. Avec des budgets en baisse et des charges courantes stables, ils vont devoir rogner sur leur fonctionnement ou diversifier leurs sources de revenus.

Gilbert Macrez, le coordinateur de la vie associative de Quimper Italia au siège historique du club
Gilbert Macrez, le coordinateur de la vie associative de Quimper Italia au siège historique du club © Radio France - Thomas Biet

La crise du Covid-19 va avoir des conséquences sociales et économiques encore insoupçonnées. Parmi les conséquences potentielles, il y a celles qui vont toucher les petits clubs de football bretons. 

Leur activité dépend beaucoup des partenariats locaux et du sponsoring. Or, beaucoup de petites et moyennes entreprises n'ont plus les moyens de supporter les clubs, au moins à court terme. C'est donc l'incertitude pour la saison prochaine.

Jusqu'à 50% de baisse sur le budget

Quimper Italia, club qui existe depuis 1997, craint de perdre entre un tiers et les deux tiers de ses partenaires à la rentrée. Ce qui devrait faire fondre son budget entre 5 000 et 10 000€, soit jusqu'à 50% ! "Il va falloir trouver de nouvelles sources de financement via les activités diversifiées (foot féminin, foot pour les plus petits, walking foot ou foot en salle) ou alors rogner sur le budget équipement. On aura 25 ballons au lieu de 40 par exemple" explique Gilbert Macrez, le coordinateur de la vie associative et des pratiques diversifiées au club. 

Car le club a des dépenses impondérables : "Dès que l'on commence une saison avec une ou des équipes, il faut que l'on paie la ligue de Bretagne. Les entraîneurs, les arbitres, les déplacements, tout cela a un coût". Mais le problème c'est que les trésoreries sont faibles : "Nous n'avons pas eu les recettes des tournois de printemps, donc on va commencer la saison seulement avec les cotisations payées par les joueurs. Mais on sait qu'avec la crise, certains ne vont pas payer tout de suite ou pas en totalité". 

Une équation très compliquée mais pas impossible si la vie reprend normalement en septembre.  En revanche, si la crise continue à l'automne, le dirigeant historique du club, Michel Cioce qui tient une entreprise de peinture, est catégorique : "C'est la mort du sport et du club". 

Les subventions municipales sont marginales dans les budgets

Pour Quimper Italia, la solution ne passera en tout cas pas par les subventions de la mairie. Elle donne chaque année 1 600€ à Quimper Italia. Une somme marginale dans le budget global du club et face à la crise qui le touche. Le club va par ailleurs continuer à proposer des pratiques "diversifiées" pour attirer le maximum de public. "C'est l'avenir" lance Gilbert Macrez qui plaide aussi pour une grande réflexion à Quimper sur la politique sportive : "_Un grand stade qui proposerait des activités, un lieu de rencontres, un lieu de vie, ce serait un vrai plus pour le football quimpéroi_s".

A Pontivy, les deux clubs rivaux sauvent les meubles

A Pontivy, la GSI et le Stade Pontivyen qui jouent tous les deux en N3 ont globalement réussi à garder leurs partenaires : 110 pour le Stade, une soixantaine pour la GSI. 

"On va être sur du 90% minimum et peut-être plus" explique Guy Loizeau, le responsable de la cellule sponsoring du Stade Pontivyen. Les partenaires qui ne pourront plus donner ne sont pas les plus gros. Certains pourront même baisser leur participation, temporairement, le temps de surmonter la crise. Le budget d'environ 250 000€, le plus faible de N3, devrait toutefois être globalement sauvegardé la saison prochaine. 

Economies de fonctionnement 

La situation est similaire à la GSI mais le club observe la difficulté de certains partenaires : "_C'est très compliqué dans le secteur de l'automobile et pour certains dans le bâtimen_t" explique Roger Kempf.  Pour passer le cap, le club va faire des économies en arrêtant par exemple l'impression papier de son document partenaires qui sera désormais mis en ligne avec des liens vers les entreprises donatrices. La GSI veut atteindre 150 000€ de sponsoring la saison prochaine, comme l'an passé : "Il va falloir aller chercher des entreprises nouvelles" conclut le responsable du club qui touche 17 000€ de subventions de la mairie. Chiffre qui ne devrait pas évoluer. 

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