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Covid-19 : Pour se soutenir, les gérants des six discothèques de Poitiers Centre se constituent en collectif

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Par , France Bleu Poitou

Ils estiment être "au bord de l'effondrement". Pour se soutenir psychologiquement et traverser ensemble la crise économique liée à l'épidémie de Covid-19, les gérants et propriétaires des six établissements de nuit de Poitiers Centre se constituent en collectif et demandent l'aide du gouvernement.

Le Buckingham Club, la Grand'Goule, le GS Club, la Luna, le Room Club et la Tomate blanche font partie du collectif des discothèques de Poitiers Centre.
Le Buckingham Club, la Grand'Goule, le GS Club, la Luna, le Room Club et la Tomate blanche font partie du collectif des discothèques de Poitiers Centre. © Radio France - Marine Protais

"Nous avons les pieds et poings liés". Les gérants des six boîtes de nuit de Poitiers Centre sont inquiets quant à leur survie. Le Buckingham Club, la Grand'Goule, le GS Club, la Luna, le Room Club et la Tomate Blanche ne pourront pas rouvrir avant au moins l'automne prochain, soit après sept mois de fermeture pour cause d'épidémie de Covid-19.  Une crise sanitaire qui pèse lourd sur leur économie mais aussi sur leur moral. Pour se donner de la force et un peu de poids, ils viennent de se constituer en collectif. 

"L'objectif n'est pas d'exclure les autres établissements de nuit alentours", promet Jérôme Lacroix, porte-parole du collectif. Le propriétaire de la Grand'Goule et de la Tomate Blanche, à Poitiers, souhaite surtout pouvoir partager leur "attachement commun" à leur clientèle très spécifique, les étudiants, mais aussi à leur ville.

Constituer ce collectif était très important pour nous. Nous vivons une période très compliquée. Mais désormais, on sait qu'on peut compter les uns sur les autres. Nos collègues deviennent, au fil du temps, des personnes de plus en plus proches, avec lesquelles on peut partager beaucoup de choses. Et ça fait beaucoup de bien.

Ensemble, ils peuvent échanger sur la difficulté à payer leurs loyers, leurs assurances mais aussi leurs charges.

"Nous demandons au gouvernement de payer nos charges"

Cette crise sanitaire mènera, ils en sont persuadés, à leur "effondrement", si le gouvernement n'intervient pas. C'est la raison pour laquelle leur principal syndicat a rencontré Alain Griset, ministre délégué aux PME, la semaine dernière. L'UMIH lui a fait une demande très spécifique, soutenue par Jérôme Lacroix. "Nos établissements sont fermés depuis le samedi 14 mars. Mais nous avons toujours un tas de charges fixes à payer, que ce soit l'électricité, internet, les charges d'honoraires comptables, etc. Et aujourd'hui, nous n'avons plus aucune recette."

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, disait en début du confinement que si l'on arrêtait les entreprises plus de deux mois en France, on arriverait à un effondrement de l'économie. Nous, on en est déjà à quatre mois. Vous pouvez ainsi imaginer à quel point nous sommes au fond du trou. Donc soit le gouvernement prend en compte nos charges, soit nous allons tout simplement disparaître.

D'autant qu'un décret a été adopté, actant la fermeture des boîtes de nuit au moins jusqu'au 30 octobre prochain, souligne Jérôme Lacroix. Une décision qui pourrait mener à la fermeture définitive de plusieurs centaines d'établissements, d'après le collectif.

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