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Covid-19 : les Hauts-de-France visent l'autonomie en masques et gels hydroalcooliques

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Par , France Bleu Nord

La région Hauts-de-France veut développer une filière d'équipements contre le Covid-19 à 100% locale. Une cinquantaine d'entreprises régionales se sont lancées dans la production de masques et autres gels hydroalcooliques.

L'idée : encourager l'achat de masques "Made in Hauts-de-France" / Image d'illustration
L'idée : encourager l'achat de masques "Made in Hauts-de-France" / Image d'illustration © Radio France - Matthieu Darriet

Alors que tous les indicateurs concernant le Covid-19 repartent à la hausse, et que le gouvernement appelle les entreprises à regonfler leurs stocks de masques pour tenir 10 semaines, les Hauts-de-France veulent développer une filière d'équipements de protection dans la région. Masques, gels hydroalcooliques, ou encore surblouses : l'idée, c'est que les entreprises et collectivités locales puissent s'équiper à 100% chez des producteurs ou revendeurs régionaux. 

Objectif : l'autosuffisance

Pour faciliter le recours à des entreprises locales, la préfecture, la région et la chambre de commerce et d'industrie (CCI) des Hauts de France ont entrepris de recenser ce qui se produit chez nous. Ce travail, démarré en plein cœur de la crise, en avril, aboutit notamment à la création d'une carte en ligne, qui recense pour le moment une cinquantaine de structures. Les deux tiers des entreprises et organismes publics de la région s'équipent déjà localement selon David Brusselle, directeur général de la CCI Hauts-de-France. L'objectif, c'est d'atteindre les 100%, "pour être le moins possible dépendants de l'étranger, et en particulier de la Chine (...) On se rappelle les difficultés que l'on avait eu à faire venir des équipements de protection en plein cœur de l'épidémie" explique David Brusselle.

Quel avenir à moyen et long terme ?

De nombreuses entreprises dans la région se sont lancées dans la production d'équipements de protection. On comptait moins de 10 structures spécialisées sur ce créneau avant l'épidémie de Covid-19 selon la CCI; qui en recense désormais une cinquantaine. Cela dit, pour certains, l'aventure ne s'est pas très bien terminée. Quelques entreprises ont abandonné leur nouvelles productions, car après le pic de l'épidémie, elles se sont retrouvées avec des stocks importants, qu'elles n'arrivaient plus à écouler, sur les bras. "Ne me parlez plus jamais de masques" commente ainsi l'un des ces entrepreneurs, dans le Nord, qui ne souhaite pas détailler les raisons de cet abandon.

Pauline Guesné, co-fondatrice d'Induo, qui développe à Lille du tissu innovant, notamment pour faire des masques, reconnaît qu'il s'agit d'un marché incertain. Au plus fort de la crise, sa start up, qui travaille habituellement avec le secteur des vêtements, produisait 20 000 masques par jour. Une production stoppé à la mi-juin, car des stocks importants ont été constitués.

On attend de savoir où çà va aller, si cette crise dure dans le temps, pour savoir si ça devient pour nous une activité pérenne - Pauline Guesné

Pendant le pic de l'épidémie, la fabrication de masques représentait les trois quarts du chiffre d'affaire de l'entreprise de Pauline Guesné. Il faut dire que pendant cette période, ses clients habituels (les marques de vêtements) étaient à l'arrêt. Aujourd'hui, cette activité est redevenue minoritaire; "je n'ai pas fait le calcul, mais on doit être à moins d'un quart du chiffre d'affaire" précise la co-fondatrice d'Induo, qui emploit une dizaine de personnes.

David Brusselle, lui, est persuadé que la filière peut être pérenne : "On sent bien qu'il y a une évolution assez forte des usages sur la question de la protection sanitaire" analyse le directeur général de la CCI Hauts-de-France, qui s'appuie sur des études d'opinion menées localement.

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