Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus

Covid-19 – Manche : Elvia a dû batailler avec la Chine pour fabriquer les respirateurs commandés par la France

L’entreprise Elvia à Coutances va fabriquer les circuits imprimés des respirateurs artificiels commandés en urgence par l’Etat pour les hôpitaux. Même dans ce contexte, la société manchoise a été confrontée à la concurrence chinoise

L'entreprise Elvia à Coutances fabrique les circuits imprimés des respirateurs commandés par l'Etat
L'entreprise Elvia à Coutances fabrique les circuits imprimés des respirateurs commandés par l'Etat © Maxppp - IP3

Elvia à Coutances est incontournable dans son domaine à l’échelle européenne. L’entreprise, qui emploie près de 200 personnes sur son site de la Manche, fabrique des circuits imprimés pour l’aéronautique, l’armée ou le ferroviaire. 

En ce moment, Elvia participe à « l’effort de guerre » contre le Covid-19 en produisant une pièce essentielle : les circuits imprimés qui équiperont 8.500 respirateurs artificiels commandés par l’Etat pour les hôpitaux

C’est la seule entreprise en France et l’une des rares en Europe à pouvoir produire un tel volume en un minimum de temps. Elvia a pourtant dû faire face à la concurrence asiatique pour répondre à la commande française, raconte Edouard Piedagnel le directeur du site de Coutances.

« J’ai été très surpris de voir que malgré l’urgence, il y a toujours ce réflexe de mettre en concurrence avec l’Asie. L’Etat s’est tourné indirectement à travers la filière ; les réflexes de la filière ont été systématiquement de dire : « il y a un certain volume à produire, donc ça va être trop cher de fabriquer en France, donc on va demander aux pays asiatiques ce qu’ils peuvent faire » 

Les pays asiatiques, la Chine en tête, écrasent le marché de l’électronique, y compris sur le médical en pratiquant des tarifs imbattables. « Le circuit imprimé que l’on fabrique coûte deux fois plus cher chez nous qu’en Asie », précise le directeur de l’entreprise manchoise. 

« Pour les respirateurs, compte tenu de la situation, les pays asiatiques ont répondu qu’il leur fallait entre trois et quatre semaines pour produire une telle quantité. C’est là que notre offre a été étudiée de plus près. L’urgence a prévalu par rapport au prix.» (Edouard Piedagnel)

En temps normal, Elvia n’aurait eu quasiment aucune chance de fabriquer ces circuits imprimés, même pour un secteur aussi sensible que le médical. Le gouvernement clame depuis plusieurs jours sa volonté de relocaliser la production. Il faudra plus que des mots selon Edouard Piedagnel. 

« Il y a une culture de l’approvisionnement de l’électronique en Asie. Nous sommes dans une dépendance importante vis-à-vis des matières premières et des ressources. La première réflexion à avoir, c’est comment retrouver de l’autonomie par rapport à ça pour pouvoir ensuite identifier les industries que l’on saurait relocaliser. Après, c’est de la volonté. Nous sommes tout à fait capables de revenir à niveau, mais il faut une volonté forte de l’Etat et des actes pour sauver la filière électronique française ». 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu