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Covid-19 : Piganiol rouvre le parapluie à Aurillac

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Ce n’est pas à cause de la météo, mais la maison Piganiol à Aurillac a repris depuis trois semaines son activité traditionnelle de fabrication de parapluies. Car les blouses et les masques ne se vendent plus.

La maison Piganiol fabrique des parapluies depuis 1884
La maison Piganiol fabrique des parapluies depuis 1884

"Il faut rester positif". Pourtant, Mathieu Piganiol est partagé entre fierté et amertume. Sa famille gère la maison Piganiol, à Aurillac, depuis plusieurs générations. "Mon arrière grand-père était parti à la guerre, et on avait jamais fermé, mais là on a fermé dix jours", raconte le le chef d'entreprise. 

Je trouvais incroyable que notre savoir-faire ne soit pas utile

Mais très vite, la société reprend du service et produit alors des blouses et des masques : "Je trouvais incroyable que notre savoir-faire ne soit pas utile donc j'ai acheté des stocks. On sortait six cents masques par jour." Mais le marché s'est effondré.

les blouses et les masques ne se vendent plus
les blouses et les masques ne se vendent plus

Chute brutale de la demande 

Depuis le déconfinement et la réouverture des importations, les blouses et les masques "Made in Cantal" ne se vendent plus. "Ce n'est pas une découverte, on sait bien que la Chine produit moins cher que le France, se lamente Mathieu Piganiol, du coup, j'ai un stock de deux ou trois kilomètres de tissu sur les bras".

J'ai un stock de deux ou trois kilomètres de tissu sur les bras

"Il y a plus de dix millions de masques fabriqués en France qui ne trouvent plus preneur", poursuit Mathieu Piganiol. "Moi j'en faisais six cents par jour avec dix huit personnes en production, tout cet effort-là est perdu. Economiquement, franchement, je ne suis pas sûr que je n’aurai pas dû laisser mes gens en activité partielle"

Depuis trois semaines, la maison Piganiol a repris son activité traditionnelle. Et ce n'est donc pas à cause de la météo.

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