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Creuse: les loups de Chabrières n'ont pas vu le moindre touriste depuis 6 mois

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Par , France Bleu Creuse

Le premier site touristique de la Creuse est fermé depuis près de six mois à cause des restrictions sanitaires liées à la Covid-19, et n'a toujours pas de perspectives de réouverture. Un manque à gagner et une situation inédite qui imposent toute une réorganisation.

Les loups du parc des Monts de Guéret ne voient plus aucun touriste depuis le 29 octobre dernier.
Les loups du parc des Monts de Guéret ne voient plus aucun touriste depuis le 29 octobre dernier. - © Loups de Chabrières / L. PRUNIERES

D'ordinaire, le parc animalier des Monts de Guéret les Loups de Chabrière n'est fermé au public qu'un mois et demi dans l'année (en janvier, et en décembre avant les vacances scolaires). Mais depuis seize mois, entre confinements et restrictions sanitaires, changement de rythme : le parc n'a été accessible au public que 6 mois et demi. Et depuis le 29 octobre, les portes sont closes. 

"C'est très long, soupire le directeur du site, Abel Guittard. On a eu d'abord une première fermeture l'année dernière, à partir du 14 mars jusqu'au 28 mai. C'était assez traumatisant. L'été a été une compensation qui nous a presque fait oublier que ce virus était toujours présent. On a eu énormément de monde, beaucoup plus de locaux que d'habitude, et des gens qui n'auraient jamais fait la démarche de venir jusqu'à nous. Et puis, malheureusement, fin octobre, le parc a été obligé de fermer à nouveau".

Une fermeture qui se prolonge et qui pèse logiquement sur la billetterie. En moyenne, ce sont quelque 50 000 personnes qui visitent le parc chaque année. L'année dernière, la fréquentation est tombée à 38 000. Cette année... zéro. Le manque à gagner est supporté par la Communauté d'Agglomération du Grand Guéret dont dépend le parc. C'est elle qui perçoit les recettes de la billetterie et de la boutique, et prend en charge les dépenses du site, notamment l'alimentation des animaux. "On a un budget d'environ 45.000 euros par an pour l'alimentation de tous les animaux des parcs", précise Abel Guittard. Parce qu'en plus des 32 loups, il y a quantité d'autres espèces sur le site (des cerfs, des renards, des alpagas, des animaux de la ferme etc). 

Jordan et Nicolas, soigneurs animaliers sur le parc, se réjouissent d'avoir plus de temps pour observer les animaux. Mais ils reconnaissent que les visiteurs leur manquent.
Jordan et Nicolas, soigneurs animaliers sur le parc, se réjouissent d'avoir plus de temps pour observer les animaux. Mais ils reconnaissent que les visiteurs leur manquent. © Radio France - Valérie Menut

Une certaine intimité avec les animaux

Des animaux qu'il faut nourrir et soigner, parc fermé ou non ! L'équipe de huit soigneurs n'a jamais cessé de travailler. Dans des conditions toutes particulières donc, qui ont créé une certaine intimité confie Jordan : "on prend beaucoup plus de temps avec les animaux. On observe. En ce moment, c'est la période des naissances chez les loups, ils sont en train de creuser les tanières, donc on peut les surveiller de près", se réjouit-il. 

Les soigneurs ont plus de facilité pour observer les animaux, mais libérés des tâches de billetterie et boutique qu'ils assurent aussi d'ordinaire, ils ont aussi du temps pour bricoler ! Ils ont ainsi refait toutes les barrières, aménagé des points d'eau ou encore construit des cabanes pour l'arrivée de nouvelles espèces (on vous livre la primeur de l'info : des furets, des chinchillas, des nouvelles espèces de faisans doivent rejoindre le parc d'ici la fin de l'année).

En manque de mission pédagogique

Ce quotidien chamboulé est mis à profit, mais il commence aussi à peser. "C'est bien d'avoir ces pauses pour pouvoir s'occuper un peu plus des animaux, reconnaît Nicolas, mais les visiteurs nous manquent ! C'est un quotidien qui est assez frustrant parce qu'on ne peut pas avoir de contact avec le public. Et c'est un peu la base de notre métier de transmettre et partager avec les visiteurs".

Reportage à écouter ici

Aucune perspective de réouverture

Et ces visiteurs, on ne sait toujours pas quand ils pourront revenir. Ce flou laisse le personnel et le directeur du site perplexes. "On a ce ressenti d'incompréhension, admet Abel Guittard. La directive de fermeture date quand même de mars 2020. L'année dernière, c'est une dérogation préfectorale qui nous a permis d'ouvrir sur la période estivale. Mais c'est une directive gouvernementale qui nous impose d'être fermé depuis le mois d'octobre et sans possibilité d'adaptation au niveau des territoires à la décision des préfets. A nos yeux, le parc ne présente aucun risque pour le public parce qu'il y a un sens de visite unique. On est sur 13 hectares. Il y a un kilomètre et demi de balade en forêt. Les règles sanitaires sont affichées, les distances sont marquées au sol. _On est prêt pour une ouverture sans risque_. C'est horriblement long et on croise les doigts pour que ces directives soient au moins allégées, ou déléguées au niveau des territoires, comme cela avait été le cas déjà l'année dernière. Il y a des discussions régulières avec le ministère de l'Environnement, il y a une demande, une pression de l'Association des parcs et zoos de France. On a l'écoute, mais malheureusement on n'a pas de retour positif et on a aucune date de réouverture de prévue".

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