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Économie – Social

Crise des urgences : le gouvernement débloque 70 millions d'euros pour des mesures immédiates

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu

Après trois mois de grève aux urgences, Agnès Buzyn a réuni ce vendredi matin médecins, infirmiers, syndicats et directeurs hospitaliers pour lancer la "mission nationale" annoncée la semaine dernière. Le gouvernement va débloquer 70 millions d'euros de mesures immédiates pour soulager les urgences.

Plus d'une centaine de services d'urgences sont en grève dans tout le pays.
Plus d'une centaine de services d'urgences sont en grève dans tout le pays. © AFP - Riccardo Milani

Le gouvernement va débloquer 70 millions d'euros de mesures immédiates pour tenter d'apaiser les personnels des services d'urgences mobilisés depuis trois mois, a annoncé ce vendredi la ministre de la Santé après une réunion avec les représentants du secteur. 

Agnès Buzyn a réuni ce vendredi matin les médecins, infirmiers, syndicats et directeurs hospitaliers pour lancer la "mission nationale" annoncée la semaine dernière pour tenter de soulager le secteur, alors que 106 services étaient en grève jeudi partout en France, selon le collectif Inter-urgences.

Une prime de 100 euros nets mensuels pour tous les professionnels des urgences

Une large part de ce montant (55 millions) sera consacrée à la généralisation et à la revalorisation d'une prime "de risque de 118 euros bruts (100 euros nets mensuels)", versée dès juillet "à tous les professionnels des services d'urgence (hors médecins)", soit 30.000 personnes, a précisé le ministère

Une prime de 100 euros brut pour les infirmiers et aides-soignants qui effectuent des tâches médicales 

Agnès Buzyn a indiqué qu'elle voulait "prendre en compte" la "situation particulière" des personnels des urgences, qui font parfois face à "des patients violents" et à des "incivilités". Une prime de coopération de 100 euros brut mensuels sera en outre mise en place pour les infirmiers et aides-soignants à qui seront déléguées des tâches médicales. 

15 millions d'euros pour renforcer les effectifs et maintenir les lits ouverts

A ces bonus s'ajoute une enveloppe de 15 millions d'euros censée permettre "aux services d'urgence en tension" de "renforcer leurs effectifs paramédicaux durant la période estivale et de maintenir ainsi un maximum de lits ouverts", selon un communiqué du ministère. Le plafonnement des heures supplémentaires sera, lui, rehaussé à 20h par mois.

Les professionnels pas convaincus 

Ces annonces ont laissé les professionnels mitigés. "15 millions sur 600 services d'urgences c'est une goutte d'eau dans un océan", a affirmé à l'AFP Patrick Bourdillon de la CGT Santé, en déplorant que la ministre se soit "refusée à un moratoire" sur les fermetures de lits, "première des revendications". "Des effets d'annonce sur les primes avec beaucoup d'incertitudes, des protocoles de coopération seulement pour les infirmiers...", a déploré Hugo Huon du collectif Inter-urgences qui avait initié le mouvement mi-mars.

La semaine dernière, la ministre de la santé avait tenté de désamorcer la crise en promettant une "stratégie d'ensemble"incluant la mission, ainsi que des primes pour les personnels et des crédits pour les travaux nécessaires. "Il y a des solutions concrètes pour soulager les urgences", avait estimé le directeur de l'AP-HP, Martin Hirsch, jeudi dans une interview au quotidien les Echos en ligne, en évoquant notamment le développement de "centres de soins non programmés, reliés à un hôpital".

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