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Dossier : Coronavirus Covid-19

Crise d’Airbus : 40.000 emplois directement menacés en Occitanie

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Par , France Bleu Occitanie

Victime de la crise du coronavirus, Airbus affiche une perte de 481 millions d’euros au premier trimestre. Une catastrophe pour toute la filière. 200.000 emplois (directs et indirects) sont potentiellement menacés sur Toulouse et la région. Le président de la CCI d’Occitanie appelle au secours.

200 000 emplois seraient menacés dans la filière aéronautique en Occitanie , dont 70% sur la région toulousaine
200 000 emplois seraient menacés dans la filière aéronautique en Occitanie , dont 70% sur la région toulousaine © Maxppp - BONNAUD GUILLAUME

Airbus tousse, et c’est toute la filière aéronautique qui s’enfonce dans la crise. Premier contrecoup de l’épidémie de coronavirus qui cloue les avions au sol et met les compagnies aériennes au bord de la faillite, l’avionneur européen annonce ce mercredi 29 avril un chiffre d’affaires de 10,6 milliards d’euros pour le premier trimestre, avec une perte de 481 millions d’euros, contre un bénéfice net de 40 millions, un an plus tôt.  

L’aéronautique affronte la plus grave crise de son histoire -  prévient Guillaume Faury, le PDG d’Airbus. 

Pour Alain Di Crescenzo, le président de la CCI d’Occitanie, les effets s’annoncent dévastateurs pour toute la filière aéronautique. 200.000 emplois sont potentiellement menacés sur l’Occitanie, dont 70% sur la région toulousaine.

Alain Di Crescenzo, le président de la CCI d’Occitanie
Alain Di Crescenzo, le président de la CCI d’Occitanie © Maxppp - DAVID BECUS

France Bleu : Airbus traverse une crise sans précédent. Combien d’emplois sont directement menacés dans la filière aéronautique ?

Alain Di Crescenzo : si l’on regarde l’Occitanie, c’est 85.000 personnes qui travaillent dans des entreprises sous-traitantes dans l’aéronautique, auquel il faut ajouter les salariés d’Airbus. La baisse d’activité en pourcentage est la même en terme de baisse d’emploi. Selon nos estimations, nous chambres de commerce avec les entreprises du secteur, c’est une prévision de baisse d’activité de 50% sur 2020, de 33% sur 2021 qui correspond aux annonces d’Airbus d’une baisse d’un tiers des cadences des chaînes d’assemblage, et globalement de 20 à 25% sur 2022. Et quand je vous donne ces prévisions de baisse d’activité, ce ne sont pas les plus négatives. Si l’on reprend ce chiffre de 85.000 personnes dans la filière, vous avez un risque avéré sur 50% des salariés, donc 40.000 personnes pourraient se retrouver sans emploi, si l’on ne trouve pas des solutions rapides et efficaces pour soutenir cette filière en danger.

220.000 emplois menacés dont 70% sur Toulouse, vous voyez l'impact

Alain Di Crescenzo - président de la CCI d'Occitanie "220 000 emplois menacés"

On dit Toulouse très dépendante de cette mono industrie de l’aéronautique. Quel poids a-t-elle sur la ville ?

Si l’on parle des emplois directs en comprenant les salariés d’Airbus, c’est 110.000 emplois sur la région toulousaine. Si l’on y ajoute les emplois indirects, vous multipliez par deux. Globalement entre emplois directs et indirects, on est à plus de 200.000 emplois, près de 220.000 emplois menacés. Ce sont les chiffres de la région Occitanie, mais 70% des emplois de la filière sont concentrés sur la région toulousaine, donc vous voyez l’impact que ça peut avoir.

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Le déclin de l’avion, ça peut être catastrophique pour Toulouse ?

Prenons un peu de hauteur. Le déclin de l’avion, il n’aura pas que des conséquences catastrophiques pour Toulouse, il aura des conséquences catastrophiques pour l’Europe, parce que l’aéronautique c’est pas uniquement toulousain, c’est européen. Aujourd’hui, perdre le constructeur européen, que la filière européenne soit abîmée, c’est catastrophique pour toute l’Europe. Alors pour Toulouse qui est l’épicentre de l’aéronautique européenne, oui, mais c’est vrai pour la France, c’est vrai pour l’Allemagne,  et pour tout l’écosystème aéronautique européen. Ce n’est donc pas qu’une problématique toulousaine. Il s’agit de la souveraineté européenne d’une filière qui est indispensable à nos entreprises, à notre économie, et à notre vie de tous les jours.

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Le trou d'air va durer des années, il faut donner à cette industrie la capacité de rebondir

Il est temps pour les sous-traitants de l’aéronautique de se reconvertir, vers quoi, vers l’économie verte ?

La reconversion va prendre des années. Donc aujourd’hui, ce qu’il faut faire c’est soutenir cette industrie. Il faut lui donner la capacité de rebondir dans son secteur d’activité, et ensuite faire en sorte qu’il y ait plus de diversification. Mais cela passe par un maintien des emplois, un maintien des savoirs faire, et un maintien des entreprises. La problématique n’est pas dire aujourd’hui, vous allez vous diversifier, c’est impossible. Il faut que nos entreprises tiennent le coup dans cette période qui va durer plusieurs années. Un an et demi avec une forte pression à la baisse, comment faire pour faire tenir nos entreprises pendant cette période-là. Qu’on travaille en parallèle la diversification c’est bien, mais la diversification n’est pas la solution à court terme, or on a besoin de solutions à court terme.

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Vous me posiez la question des pistes de diversification. On les connait, elles existent déjà à Toulouse. C’est la transformation a de l’aéronautique en mobilité. Cela veut dire la réutilisation des savoirs faire de l’aéronautique pour des voitures, des véhicules, des trains du futur. Je vous rappelle que vous avez Renault, Siemens, Alstom qui sont implantés à Toulouse. Ceci a déjà commencé. Mais le pourcentage de nos entreprises qui travaillent ou qui ont des commandes significatives dans d’autres secteurs de la mobilité que l’aéronautique, est faible aujourd’hui.

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