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Économie – Social

Crise de la bourse asiatique : les marchés européens et Wall Street chutent à leur tour

lundi 24 août 2015 à 12:26 - Mis à jour le lundi 24 août 2015 à 18:20 Par Julie Guesdon, France Bleu

Les Bourses asiatiques, suivies par les places européennes et Wall Street, ont décroché de concert lundi, prolongeant la débâcle des marchés mondiaux, toujours inquiets concernant la santé de l'économie chinoise. En tête, Shanghai (-8,49%) a enregistré sa plus forte chute en huit ans.

Lundi, la bourse de Shangaï a dévissé à -8,49%, sa plus forte chute journalière depuis huit ans.
Lundi, la bourse de Shangaï a dévissé à -8,49%, sa plus forte chute journalière depuis huit ans. © MaxPPP

Les places européennes ont dévissé lundi dans la journée, suite aux plongeons des bourses asiatiques. A l'ouverture de Wall Street, Francfort et Paris ont accusé des baisses de plus de 6 et 7%. A 15h19, l'indice CAC 40 perdait 318,37 points (-6,38%) à 4.312,62 points, avant de se reprendre et de clôturer la journée avec une baisse de 5,35%.

 

 

Vendredi déjà, le marché parisien avait chuté de 3,16%.

Après des baisses dues, la semaine dernière, à un climat d'angoisse générale, les Bourses européennes avaient déjà de nouveau piqué du nez lundi dès l'ouverture, emboîtant le pas à leurs consœurs asiatiques.

Après le plongeon de Shangaï en clôture à 8,49%, sa plus forte baisse depuis huit ans, Paris a ouvert ce lundi sur une chute de 3,57%, tandis que Londres abandonnait plus de 2,50% et Francfort 3,15%.

La dévaluation surprise du Yuan à l’origine de la crise

Devant la débâcle des Bourses chinoises, Pékin est fortement intervenu depuis fin juin. Mais ni les achats massifs d’actions par les organismes publics, ni la dévaluation surprise du Yuan, le 11 août dernier, n’ont réussi à enrayer la crise. Au contraire, cette dernière mesure a été perçue par les investisseurs comme un effort désespéré des autorités chinoises pour relancer ses exportations et l'activité économique. Une inquiétude générale qui s’est propagée, telle une onde de choc, sur les marchés financiers.

Soucieux de rassurer, Pékin a certes annoncé dimanche que le gigantesque fonds de pension chinois allait être autorisé à investir une partie de ses colossaux actifs dans les Bourses locales.

De lourdes pertes en Asie depuis la semaine précédente

Mais l'annonce n'a pas rassuré les investisseurs chinois (pour la plupart des particuliers et petits porteurs), d'autant que persistent les craintes de "bulle" financière. La bourse de Shangaï avait en effet connu une forte de hausse depuis 2014, à +150% et les pertes actuelles font craindre d’un atterrissage brutal de l’économie chinoise.

"L'économie chinoise va plutôt très mal, certains secteurs sont survalorisés, et les pressions à la vente partout sur les marchés mondiaux contribuent à plomber le moral" des investisseurs, a résumé Wu Kan, gérant du fonds JK Life Insurance, cité par Bloomberg News.

L’Europe s’attend à un lundi noir

L’inquiétude a gagné l’Europe. Dès l’ouverture des marchés lundi matin, Paris, Francfort, Londres, Madrid et Milan enregistraient une baisse. Dans la foulée, sur le marché de la dette, les taux d'emprunt des pays du sud de la zone euro se tendaient assez nettement, tandis que celui de l'Allemagne, dont les obligations font office de valeur refuge, se stabilisait.

Cette débâcle du marché chinois se double d'une chute du prix du pétrole, le brut américain repassant sous la barre des 40 dollars.

Les doutes sur l'économie mondiale interviennent au moment où la croissance reste poussive en zone euro, comme en témoignent les chiffres pour le deuxième trimestre publiés récemment. Les investisseurs sont également dans le flou concernant la politique monétaire de la banque centrale américaine, qui a jusqu'à présent été un facteur de soutien très important au marché. La Réserve fédérale américaine (Fed) entend remonter ses taux d'ici la fin de l'année mais cette initiative devrait être contrariée par la Chine et la faiblesse de l'inflation.

Les stratégistes n’envisagent toutefois pas de rechute non maîtrisée de l’économie mondiale, "grâce à l'autonomie de la croissance aux Etats-Unis et aux marges de manœuvre qui subsistent en Chine pour stabiliser l'économie" .