Économie – Social

Crise du lait : et si le bio était la solution ?

Par Thomas Nougaillon, France Bleu Bourgogne lundi 29 août 2016 à 19:05

La traite des vaches dans une exploitation agricole
La traite des vaches dans une exploitation agricole © Maxppp - JEAN LOUIS PRADELS

En pleine crise des prix et alors que la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de Côte-d'Or se lancent à leur tour dans la contestation contre Lactalis. Les producteurs de lait bio du département, regardent cette mobilisation de loin, car eux arrivent à vivre de leur métier.

"Le temps des serfs c'est fini !" Dans un communiqué particulièrement virulent, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de Côte-d'Or annoncent qu'ils vont à leur tour mener une opération ce mardi matin contre Lactalis. Une opération de "stickage des produits" à la Toison-d'Or, une grande surface de l'agglomération dijonnaise. Selon eux le "prix payé aux producteurs est bien en dessous du prix de revient". Et ils entendent que ça se sache, notamment chez les clients. Pourtant pour certains producteurs tout ne va pas si mal. C'est le cas notamment pour les producteurs de lait bio. Ils sont une dizaine en Côte-d'Or. Comme Christophe Daniel, avec son frère il exploite une ferme bio de 240 hectares à Villecomte dans le canton d'Is-sur-Tille. Les deux hommes possèdent 68 vaches.

Reportage auprès de Christophe Daniel, exploitant agricole en bio à Villecomte

Christophe et Philippe sont convertis en bio depuis 2010. Ils produisent leurs céréales et leurs fourrages bios pour nourrir leurs vaches. Aujourd'hui si Lactalis propose de payer la tonne de lait 269 euros aux éleveurs conventionnels. Les producteurs de lait bio eux vendent la leur plus de 350 euros. Chez Christophe et Philippe Daniel on arrive à dégager jusqu'à 10 centimes de marge par litre vendu! Pourtant, les producteurs de lait bio ont une crainte, c'est de voir un grand nombre de conversion. C'est à dire que les agriculteurs conventionnels se tournent en masse vers ce marché. Un marché dont les marges peuvent très vite s'effondrer.

Christophe Daniel a tout de même quelques craintes pour l'avenir

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