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Crise économique : le conseil départemental de Gironde expérimente une forme de revenu de base pour les jeunes

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Le conseil départemental de Gironde a voté à l'unanimité, lundi 12 avril, l'expérimentation d'une aide financière pour les jeunes, qui se rapproche d'une forme de revenu de base, cheval de bataille de la majorité. L'opposition dénonce un calendrier électoraliste.

Une distribution de denrées alimentaires pour des étudiants normands (illustration).
Une distribution de denrées alimentaires pour des étudiants normands (illustration). © Radio France - Nolwenn Le Jeune

Le conseil départemental de la Gironde a voté à l'unanimité, lundi 12 avril, l'expérimentation d'un dispositif supplémentaire pour aider les jeunes confrontés à des difficultés, principalement financières. Ce dispositif s'appelle Cap Jeunes Crise et c'est le prolongement de Cap Jeunes, un dispositif lancé en 2010. Cette expérimentation se rapproche un peu du revenu de base, cheval de bataille de la majorité départementale et de son président, Jean-Luc Gleyze. L'opposition lui reproche un calendrier calé sur les élections départementales à venir.

Jusqu'à 3.000 euros par jeune

"Il y a une véritable urgence sociale", pose dès le début Claza Azevedo, la présidente de la commission jeunesse. Elle explique que les jeunes sont les premiers touchés par la crise économique induite par la pandémie de coronavirus. Avec ce dispositif, ils pourront toucher une aide pendant trois mois à un an, en fonction de leurs besoins. Cette aide pourra atteindre, au total, 3.000 euros. Elle sera déterminée en fonction de leurs revenus réels (et non plus les ressources familiales) ainsi que leur situation sociale, professionnelle et psychologique. Au total, entre 300 et 500 jeunes pourront bénéficier de ces aides, s'ils ont entre 18 et 29 ans. Jusqu'ici, le dispositif Cap Jeunes aidait seulement les 18-25 ans, privés du RSA. Avec la crise, le département a voulu étendre les aides aux étudiants, ce qui l'amène à étendre la tranche d'âge jusqu'à 29 ans. 

En plus de l'aide financière, le jeune bénéficiera de l'accompagnement d'un référent, qui pourra l'orienter vers différentes structures afin qu'il soit mieux entouré, comme des services de santé ou de soutien psychologique. "L'idée, c'est de combler les trous dans la raquette", explique Sébastien Saint-Pasteur, un des élus départementaux qui a mené à bien la mission d'étude sur ce dispositif, c'est-à-dire de sélectionner des jeunes qui ne sont pas éligibles aux autres dispositifs d'aide. Problème : le conseil départemental ne dispose que 820.000 euros (dont il espère financer 60% grâce à l'Union européenne), ce qui est faible compte tenu du nombre d'étudiants en difficulté. Les jeunes concernés seront repérés par les différents acteurs qui interviennent auprès d'eux ou peuvent s'inscrire sur le site du conseil départemental.

L'opposition pointe du doigt un calendrier électoraliste

Si ce Cap Jeunes crise a quelques similitudes avec le revenu de base, l'ambition portée par le président du conseil départemental Jean-Luc Gleyze, pas question de le nommer ainsi selon Denise Greslard-Nédélec. "Ça n'est pas un revenu de base mais s'il avait été expérimenté en Gironde comme on l'avait souhaité il y a trois ans, beaucoup de jeunes ne serait pas en difficulté voire même beaucoup de familles", soutient quand même la vice-présidente du département qui a copiloté la mission sur ce dispositif.

Il était temps de se préoccuper des difficultés des jeunes, ironise Jacques Breillat : "Il ne faut pas qu'il y ait de confusion entre cette mesure et ce que le président s'est mis en tête comme cheval de bataille. Et nous voyons dans la confusion entre les deux sujets peut-être quelques intentions pré-électorales", s'agace le président du groupe Gironde avenir, qui siège dans l'opposition.

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