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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : à Dieppe, les Anglais ne débarquent plus

Dieppe se languit de ses Anglais. Habituellement aux beaux jours, on les voit débarquer du Transmanche et déambuler dans les rues de la ville. Mais pas cette année: face à l'épidémie de COVID-19, Royaume Uni a mis en place une quatorzaine pour les voyageurs et la France applique la réciprocité.

On ne voit pas de touristes britanniques flâner sur le port de Dieppe en ce mois de juin 2020.
On ne voit pas de touristes britanniques flâner sur le port de Dieppe en ce mois de juin 2020. © Radio France - Anne Bertrand

"Ça manque énormément de ne pas voir nos chers Anglais!" Durement touché par l'épidémie de coronavirus, le Royaume Uni impose depuis  le 8 juin une quatorzaine aux voyageurs entrant sur son sol. Au nom du principe de réciprocité, la France l'applique également. Conséquence, le manque de touristes se fait sentir à Dieppe, une ville où les liens avec les Anglais sont très forts et depuis longtemps.

L'histoire d'amour est née avec les premiers bains de mer au XIXème siècle et les trois rotations, par ferry Transmanche, entre Dieppe et New Heaven l'alimentent au quotidien. L'office de tourisme Dieppe Maritime a enregistré l'an dernier 4.000 passages de Britanniques au comptoir. Ce sont ceux qui s'arrêtent le plus après les Français, ils représentent le quart des visiteurs étrangers. 

On les voit habituellement débarquer avec les beaux jours sauf cette année, crise sanitaire oblige. Clément, responsable de salle au Tout Va Bien, un café sur le port, n'entend plus l'accent british parmi ses clients et il le regrette : "C'est vrai que de ne pas avoir cette clientèle anglaise tellement sympathique et aussi atypique, franchement ça manque."

Cet immeuble du centre ville rappelle les liens qui attachent Dieppe aux Anglais.
Cet immeuble du centre ville rappelle les liens qui attachent Dieppe aux Anglais. © Radio France - Anne Bertrand

A une rue de là, l'hôtel Aguado, sur le front de mer, attend aussi sans trop d'espoir ces touristes venus d'outre Manche. Près d'un quart de la clientèle est britannique et la gérante, Christine Bert Hevers, a vu annuler toutes ses réservations "jusqu'à la fin de l'année".  Elle n'est pas très optimiste sur la levée de la quatorzaine: "Je pense que malheureusement on n'est pas près de revoir les Anglais", dit-elle. 

Le directeur de l'office de tourisme, Ludovic Cardona Gill, a fait le choix de miser sur la clientèle française cet été. "On va avoir une compensation partielle", espère-t-il. Le Brexit et maintenant l'épidémie de COVID-19 : décidément, les relations entre Dieppe et les Anglais se compliquent. L'histoire d'amour n'est pas terminée pour autant, pour la patronne de l'hôtel Aguado. Christine Bert Hevers est convaincue que les Britanniques reviendront, une fois la crise passée : "Les Anglais apprécient beaucoup la ville de Dieppe parce qu'il s'y retrouvent un peu comme chez eux mais on y mange mieux et il fait presque un petit peu plus beau!"

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