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Crise sanitaire : les hôtels du Futuroscope appellent les collectivités à l'aide

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Par , France Bleu Poitou

Après l'année 2020 déjà marquée par deux confinements, l'année 2021 s'ouvre sur trois mois de fermeture pour les hôtels du Futuroscope. Sur place, les pertes s'accumulent et les aides de l'Etat ne suffiront pas, selon l'UMIH. Le syndicat hôtelier de la Vienne en appelle aux collectivités locales.

Sur la technopole du Futuroscope, la moitié des hôtels sont fermés à cause de la crise sanitaire.
Sur la technopole du Futuroscope, la moitié des hôtels sont fermés à cause de la crise sanitaire. © Radio France - Isabelle Rivière

Ils sont inquiets les hôteliers du Futuroscope, près de Poitiers ! Avec la crise sanitaire, ils ne savent toujours pas quand ils pourront rouvrir. Or, la plupart arrivent en bout de trésorerie. Certes, les aides de l'Etat sont arrivées, mais pour les établissements "gros porteurs" de plus de 90 chambres, (et c'est ce qu'on trouve en majorité sur la technopole), ces aides sont arrivées en fin d'année 2020 seulement (novembre-décembre). Des aides qui permettent de payer les charges courantes fixes, mais pas les emprunts ou les investissements. 

Des hôtels qui participent au dynamisme territorial

Sur cette zone, on compte huit grands hôtels, 1.500 chambres. Des franchisés, des établissements tenus par de petits groupes ou groupes familiaux originaires de la Vienne. Et pour Hugues Baalouch, président de l'UMIH, syndicat des hôteliers dans la Vienne,  il faut tenir compte de cette spécificité. 

"Si on coule demain, les grands hôtels seront sans doute rachetés par des groupes parisiens ou étrangers qui arriveront avec leurs propres partenaires et qui paieront leurs impôts ailleurs"

Le président local de l'UMIH  rappelle que ces hôtels emploient des Poitevins, qu'ils font travailler des artisans locaux et qu'ils payent l'impôt dans la Vienne. D'où son appel à l'aide lancé aux collectivités locales. 

Les aides de l'Etat ne suffiront pas

A l'heure actuelle la moitié des hôtels sont fermés, ceux qui ouvrent le font avec 50 voire 70% du personnel en moins, les autres employés étant en chômage partiel. Avec le confinement, les établissements n'ont pu ouvrir que sept, neuf mois en 2020. Certains d'entre eux affichent des pertes de 300 à 500.000 euros. Et 2021, débute par trois mois de fermeture. 

Un appel lancé à Grand Poitiers

Pour Hugues Baalouch, les aides de l'Etat, les aménagements bancaires et les plans de relance régionaux ne suffiront pas à tout combler. Le président de l'UMIH dans la Vienne, lance donc un appel à l'aide aux collectivités locales et leur demande notamment de faire un geste sur la CFE, la cotisation foncière des entreprises (sorte de taxe d'habitation pour les hôtels). Et notamment à Grand Poitiers, dont dépend Chasseneuil du Poitou, la commune où sont installés les hôtels et la technopole du Futuroscope. 

Si Grand Ghâtellerault et Haut-Poitou ont joué le jeu en proposant un abattement ou une suppression de cette cotisation, Grand Poitiers et d'autres intercommunalités sont passées à côté de la mesure mise en place par l'Etat l'été dernier, soit par manque de temps soit par méconnaissance. 

"Je n'imagine pas qu'on nous fasse payer douze mois de cotisations alors qu'on n'a travaillé que sept ou neuf mois, grand maximum. Il nous faut un geste fort si les collectivités locales veulent que l'on reste debout"

La mesure qui permettait de supprimer la CFE n'est plus applicable aujourd'hui, mais Hugues Baalouch demande à ce que les collectivités leur restituent une partie de la cotisation payée sous forme de subventions. En tout cas, pour lui, il faut réfléchir à des solutions efficaces et pérennes. Et "il y a urgence", selon lui. 

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