Passer au contenu

Le média
de la vie locale

Publicité
Logo France Bleu

Crise sanitaire : près de 30% des avocats veulent quitter la profession

Par

Comme beaucoup de professions libérales, les avocats subissent de plein fouet la crise sanitaire . Certains cabinets n’ont eu quasiment aucune activité durant la période confinement. Etats des lieux à Nancy et à Epinal où les barreaux comptent respectivement 300 et 112 avocats

Manifestation des avocats de Nancy au mois de janvier 2020 Manifestation des avocats de Nancy au mois de janvier 2020
Manifestation des avocats de Nancy au mois de janvier 2020 - Aucun

Durant la période confinement, les tribunaux ont tourné au ralenti, seules les urgences ont été traitées. Du coup, les cabinets d’avocats ont également enregistré un fort ralentissement de leur activité, menaçant la pérennité de certains d’entre eux déplore Frédéric Berna, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Nancy « la crise sanitaire n’a fait que renforcer la problématique de la profession mais les difficultés étaient préexistantes , mais il faut dire aussi que durant cette crise sanitaire de nombreuses professions ont été épaulées, encouragées, aidées financièrement, ce qui n’est pas le cas des avocats. Nous sommes les grands oubliés de ce gouvernement qui me donne le sentiment qu’il n’apprécie que très peu les entrepreneurs libéraux. Donc oui ! De nombreux avocats de notre région risquent de ne pas se relever de la politique judiciaire de ce gouvernement mais aussi de la crise sanitaire ».

Publicité
Logo France Bleu

Des avocats au SMIC

Le barreau de Nancy compte 300 avocats parmi lesquels Karine Laprévotte qui espère sortir indemne de cette crise « j’ai la chance d’avoir acheté mes locaux et donc de ne pas alourdir mes charges mais la profession n’avait vraiment pas besoin de subir cette nouvelle crise car avant le confinement, les avocats ont fait grève pendant deux mois, ce qui signifie quasiment zéro rentrée d’argent entre janvier et aujourd’hui. Et contrairement à ce qui se dit, les avocats ne sont pas des nantis et beaucoup sont à peine au SMIC__. Je redoute donc la sortie de crise ».

Karine Laprévotte, avocate à Nancy - Aucun

Je souhaite que ça reparte au plus vite et qu'on retrouve une activité normale

Elodie Lambert, elle, est installée depuis une dizaine d’année à Nancy. Elle a pu travailler un peu durant la période de confinement grâce aux urgences judiciaires, lorsqu’il a fallu accompagner un suspect durant sa garde à vue mais c’est loin d’être suffisant pour vivre « Le paiement des charges sociales a été reporté mais il faudra bien les payer un jour ou l’autre. L’ordre des avocats a également suspendu nos cotisations mais là aussi, nous aurons à les payer plus tard. Il  faut donc pouvoir vivre sur ses économies à titre personnel et sur une trésorerie suffisante pour pouvoir payer ses charges__. Ce que je souhaite, c’est que ça reparte au plus vite et qu’on retrouve une activité normale ».

Le  Conseil National des Barreaux demande au gouvernement un plan d’aide pour la profession car selon une étude un quart des 70 000 avocats en France envisage d’abandonner la profession à cause de la crise du Coronavirus.

Ma France : Économies d’énergie

Hausse généralisée du coût de la vie, risque de pénurie d’électricité ou de gaz, phénomènes climatiques extrêmes : ces crises bouleversent nos quotidiens, transforment nos modes de vie, nous poussent à dessiner les contours d’horizons nouveaux. Pour répondre à ces défis, France Bleu et Make.org lancent une grande consultation citoyenne autour des économies d’énergie. Prenez position sur ces solutions & proposez les vôtres !

Publicité
Logo France Bleu