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Avec l'ouverture des dispositifs hivernaux, un peu moins de monde à la rue en Isère

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Par , , France Bleu Isère

En pleine crise sanitaire et alors que les conditions météo se dégradent, Denis Beautemps, président de la Croix-Rouge en Isère, était l'invité de France Bleu Isère ce lundi matin à 7h45 pour parler de la situation des plus précaires.

illustration
illustration © Radio France - Guillemette Franquet

Y a-t-il davantage de personnes à la rue en ces temps de crise sanitaire ?

On rencontre en moyenne 20 à 30 personnes différentes par maraude. On revoit plusieurs fois les mêmes personnes, donc cela représente une cinquantaine de personnes différentes sur une semaine en moyenne. Ce que l'on constate aussi c'est qu'on voit un peu moins de personnes puisque les dispositifs hivernaux rouvrent progressivement.

Qui trouve-t-on à la rue en ce moment ? 

Ce sont majoritairement des hommes seuls originaires d'Afrique ou des Balkans. Les dispositifs hivernaux qui s'ouvrent actuellement se concentrent sur les familles avec enfants.

S'ils sont dehors c'est un choix ou c'est parce qu'ils n'ont pas trouvé de centre d'hébergement ? 

Juste pour préciser : nous effectuons des maraudes sur signalement du 115 ;  les personnes qui vont demander une maraude sont des gens qui n'ont pas de solution d'hébergement. Ils ont peut-être des abris de fortune mais en tout état de cause il ne sont pas hébergés, et ce sont très principalement des demandeurs d'asile ou des gens qui ont été débouté de leur demande d'asile. Ils sont effectivement en demande d'hébergement. Je reviens sur ce que je disais : ce sont beaucoup d'hommes seuls et ils ne sont pas trop pris en charge pour le moment . 

Ils ne sont pas prioritaires?

Ils ne sont pas prioritaires... 

La situation sanitaire modifie-t-elle votre façon de fonctionner ? Par exemple est-ce que vous distribuez des masques ?

On a distribué des masques, on recommence effectivement à le faire lorsqu'on est en présence de public qui n'a pas de masque. Et puis les maraudes se maintiennent, elles ne se sont jamais arrêtées. 

Vous avez du mal à trouver des bénévoles à la Croix-Rouge ? C'est aussi s'exposer au virus...

On a mis en place des procédures de geste barrière très efficaces, avec  une mobilisation forte des bénévoles sur cette période-là, et des travailleurs sociaux qui sont en immersion dans nos dans nos équipes. On tourne à peu près avec 150 bénévoles pour toute l'année.

C'est une question qui peut paraître bête mais est-ce que les personnes qui dorment dehors se font verbaliser en temps de confinement ? Ce serait absurde ?

Pas à notre connaissance. 

Avez-vous une idée du nombre total de personnes à la rue dans l'agglomération grenobloise ?

Votre question est difficile. Nous on constate moins de rencontres mais ça ne veut pas dire qu'il y a moins de monde. Il y a beaucoup de gens qui se sont mises à l'abri vu le froid qui arrive ; elles ont des solutions individuelles ou des solutions très précaires. Il y a des campements, il y a des squats, des abris de  fortune dans des garages, etc. Je ne peux pas vous donner un chiffre, mais c'est clair qu'il y a une beaucoup de personnes .

Comment peut-on vous aider ? 

En nous contactant par mail : cdt38@croix-rouge.fr

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