Économie – Social

Cuivres et impression 3D : la jeune pousse mancelle qui change le son des saxos

Par Alexandre Chassignon, France Bleu Maine lundi 29 février 2016 à 23:53

Pauline Eveno avec des exemples de becs, dans les locaux d'Emergence
Pauline Eveno avec des exemples de becs, dans les locaux d'Emergence © Radio France - Alexandre Chassignon

Des becs uniques pour un son unique : une start-up veut donner aux musiciens davantage de contrôle sur le son de leur instrument à vent. Aux manettes de l'imprimante 3D, une docteur en acoustique passée par le labo manceau.

L'idée est née en partie dans les chambres sourdes du Laum, le laboratoire d'acoustique du Mans. Pauline Eveno propose des becs de saxophone personnalisés, imprimés en 3D. Le développement de son entreprise, Syos, passe par Émergence, l'incubateur d'entreprises situé sur le campus de l'Université du Maine.

En guise d'usine, elle utilise une imprimante 3D de la taille d'une valise. Suffisant pour réaliser des becs correspondant au son voulu : "rond", "sec", "brillant", avec "du grain"... ce ressenti correspond à des qualités acoustiques.

La couleur aussi

Le souffle des musiciens entre dans l'instrument par le bec, cette pièce a donc une grande importance dans le rendu sonore. Le son des instruments et leur forme, Pauline Eveno y a consacré sa thèse de doctorat. Fin 2015 elle s'est lancée dans cette application très concrète.

L'impression 3D permet d'obtenir rapidement un bec et de le tester. Comme les couleurs aussi sont aux choix, ces becs personnalisés se remarquent. Pauline Eveno se dit "fière quand, dans un concert, un musicien utilise un de (ses) becs". Et le plastique n'y change rien, parole d'acousticienne.

Le "mythe" du matériau : "c'est la géométrie qui compte"