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Économie – Social

"Il faut déménager les ruches à proximité des villes" estime Jean Silvain, apiculteur en Vaucluse

mardi 2 octobre 2018 à 10:31 Par Camille Labrousse, France Bleu Vaucluse

Alors que les dangers s'accumulent pour les ruches et leurs producteurs, Jean Silvain, président du syndicat des apiculteurs dans le département, était l'invité de France Bleu Vaucluse matin.

Un apiculteur vauclusien et les cadres de sa ruche
Un apiculteur vauclusien et les cadres de sa ruche © Radio France - Aurélie Lagain

Vaucluse, France

Le quotidien des apiculteurs est difficile en ce moment, entre les nuisibles et les pesticides. En Vaucluse, la profession redoute l'arrivée d'un nouveau danger : le coléoptère. Pour l'instant, ce gros insecte est présent en Italie. Mais d'après Jean Silvain, président du syndicat des apiculteurs dans le département, lui-même producteur à Saint-Didier, "il pourrait arriver dans les prochaines années"

Trois nids de frelons découverts cette année en Vaucluse

Quant au parasite varroa, un acarien présent dans toutes les ruches, _"les syndicats travaillent avec l'institut technique de l'apiculture pour mettre en place des traitements pour réduire leur présence dans les colonies". Encore plus dangereux, le frelon asiatique pullule maintenant sur tout le territoire français. Jean Silvain explique à quel point il est redoutable : "Une colonie de frelons peut décimer une quarantaine de ruches en une journée. Cet été, on en a détruit trois, actifs. C'est une première en Vaucluse. La lutte va se mettre en route. Nos moyens sont efficaces, les collectivités sont prêtes."_

Enfin, Jean Silvain estime que l'interdiction des néonicotinoïdes depuis début septembre dernier n'aura aucun effet sur les ruches. "C'est un pesticide bien particulier et il y en a bien d'autres qui viennent interférer avec le développement de nos colonies. Cela ne sert à rien de taper sur les agriculteurs, on n'arrive pas pour le moment à ouvrir des dialogues." 

"Il faut enlever les ruches des zones de culture, dans un premier temps, en attendant que l'État prenne ses responsabilités et donne des moyens aux agriculteurs."

Il suggère de s'installer dans des secteurs où les pesticides sont moins présents, comme autour des villes.