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Économie – Social

Dans l'Indre, les artisans défendent l'apprentissage

jeudi 12 novembre 2015 à 6:00 Par Alexandra du Boucheron, France Bleu Berry

Le gouvernement continue sa politique de libéralisation de l'économie. La Loi Macron II prévoit encore moins de contraintes pour créer plus d'entreprises, en supprimant notamment certains diplômes. L'Union professionnelle artisanale de l'Indre s'inquiète.

Franck Grabowski dans sa pâtisserie à Châteauroux.
Franck Grabowski dans sa pâtisserie à Châteauroux. © Radio France - Alexandra du Boucheron

Indre, France

Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a présenté lundi dernier les grandes lignes de son projet de loi Nouvelles opportunités économiques. Intitulé #Noé ou Loi Macron II, le texte sera principalement axé sur le numérique mais s'attaquera aussi à la libéralisation de nouveaux secteurs. Pour créer de l'emploi et des entreprises, Emmanuel Macron entend supprimer certaines obligations comme les diplômes : "il existe des dizaines, voire des centaines d’activités soumises à une qualification obligatoire sans que l’on puisse comprendre pourquoi", a expliqué le ministre, il cite en exemple la coiffure afro qui "_se développe beaucoup"  _or pour en faire une activité, il faut un BEP qui ne prévoit pas la coiffure afro dans son programme, "c'est la même hypocrisie que celle qui veut que l'on ferme l’innovation".

Suppression du diplôme ou ajustement ? Quels métiers concernés ? Pour l'instant, Emmanuel Macron avance prudemment. Il devrait dévoiler le détail des premières mesures mi-décembre avant de présenter le texte en Conseil des ministres en janvier. Cela pourrait concerner les secteurs du bâtiment-rénovation (les petits travaux), les coiffeurs ou encore les pâtissiers. Dans ces deux dernières professions, un diplôme est nécessaire pour ouvrir un commerce.

"Ces métiers traditionnels se sont toujours transmis" - Franck Grabowski, pâtissier à Châteauroux

Forcément, ces annonces surprennent et fâchent les professionnels concernés. Pour le président de l'Union professionnelle artisanale de l'Indre (UPA36), Franck Grabowski, "_le maître d'apprentissage a un rôle très important dans la transmission du savoir". Ce pâtissier qui s'occupe d'ailleurs de trois apprentis pâtissier et chocolatier en ce moment dans sa boutique de Châteauroux Au Pêché Mignon, souligne aussi** "un risque sanitair**e'' et dénonce "_l'ubérisation" -du nom de la société qui lutte contre le monopole des taxis depuis plusieurs mois- qui videra, selon lui, les centres-villes de ses commerces de proximité. 

"C'est toujours un ancien qui transmet à un jeune" - Franck Grabowski

Au Péché Mignon, pâtisserie à Châteauroux. - Radio France
Au Péché Mignon, pâtisserie à Châteauroux. © Radio France - Alexandra du Boucheron

Même discours chez les coiffeurs. Si la loi supprime l'obligation du diplôme, "ça serait illogique et pas normal" estime Charlène Lherpinière qui dirige le salon De Mèches Avec Vous à Pouligny-Saint-Pierre. Selon elle, cette formation en trois ans -CAP puis BP (en CFA, apprentissage ou dans des écoles privées)- permet de connaître "les produits à utiliser, les risques d'allergie_ (...). _Il y a aussi des risques pour les clients au niveau du résultat final" souligne la coiffeuse.

Reportage d'Alexandra du Boucheron

Qu'est-ce que l'UPA ? 

L'Union professionnelle artisanale est composée des trois grandes confédérations de l’artisanat : la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), la Confédération nationale de l’artisanat des métiers et des services (CNAMS) et la Confédération générale de l’alimentation de détail, section artisanale (CGAD).