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Économie – Social

Dans l'Yonne, les salariés ne sont pas surpris par la hausse des arrêts de travail

mercredi 22 novembre 2017 à 18:55 Par Louis-Valentin Lopez et Isabelle Rose, France Bleu Auxerre

Une étude révèle que trois salariés sur dix ont été absents au moins une fois l'année dernière, dont un tiers pour des maladies classiques. C'est 2 points de plus qu'en 2010 et ça ne surprend pas les Icaunais, qui pointent du doigt les conditions de travail.

Les arrêts de travail ont augmenté de 7.5% entre 2010 et 2016.
Les arrêts de travail ont augmenté de 7.5% entre 2010 et 2016. © Maxppp - Julio Pelaez

Yonne, France

Entre trois et quatre salariés sur dix ont été en arrêt de travaille dans les douze derniers mois. C'est le cas de Florent : "je suis actuellement en arrêt pour dépression", confie-t-il. Secteur public et privé confondus, les arrêts de travail ont bondi de 7.5% entre 2010 et 2016. La proportion n'étonne pas Maud, salariée dans la grande distribution : "il y a les maladies liées au travail comme le mal de dos, j'en côtoie beaucoup". "Je trouve ça normal, parce que l'on est de moins en moins considérés, de moins en moins bien payés, et donc on arrive au burn-out", renchérit Olivier, qui travaille dans un organisme social.

Les Icaunais comprennent la hausse des arrêts de travail.

Cette hausse ne surprend pas non plus Jean-Marc Mercier, délégué du syndicat UNSA territoriaux dans l' Yonne, et le rétablissement du jour de carence pour les fonctionnaires ne va pas arranger les choses : "les gens qui demain se verront impactés entre soixante et quatre-vingt euros viendront au travail", analyse-t-il. "Malheureusement, ils contamineront leurs collègues."

L'analyse de Jean-Marc Mercier, délégué du syndicat UNSA territoriaux dans l' Yonne.

Les plus absents ne sont pas ceux qu'on croit

Contrairement au idées reçues, ce sont les trente-quarante ans qui sont les plus absents, une tranche d' âge où les pressions professionnelles et les charges familiales sont les plus fortes. A noter aussi : deux salariés sur dix continuent d'aller travailler contre l'avis de leur médecin. "Il y a peut-être la peur de s'arrêter", suppose Amandine, employée administrative. "Nous n'avons pas tous la même tolérance aux maladies et aux douleurs."