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Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Dans le Berry, les routiers prêts à rejoindre les gilets jaunes

mercredi 5 décembre 2018 à 19:38 Par Simon Soubieux, France Bleu Berry

À l'appel de la branche routière de la CGT et de Force ouvrières, les routiers se mettent en grève illimitée à partir de dimanche soir. Ils dénoncent notamment la fin de la majoration de leurs heures supplémentaires. Beaucoup d'entre eux pourraient rejoindre les gilets jaunes.

Beaucoup de routiers se disent prêts à rejoindre les gilets jaunes.
Beaucoup de routiers se disent prêts à rejoindre les gilets jaunes. © Maxppp - Nathalie Saint Affre

Déols, France

Après les gilets jaunes, les agriculteurs, les étudiants, les lycéens ou encore les ambulanciers... les routiers ! À l'appel de la branche routière de la CGT et de Force Ouvrière, ils vont entamer une grève illimitée à partir de dimanche soir. S'ils veulent défendre leur pouvoir d'achat dans sa globalité, ils dénoncent spécifiquement une décision récente du Conseil d'État qui met fin à la majoration de leurs heures supplémentaires. 

"C'est ça en moins sur la fiche de paie à la fin du mois. Moi je ne peux pas m'en sortir." Florian, routier 

France Bleu Berry est allé à la rencontre de nombreux routiers ce mercredi, à l'Escale, le restaurant qui leur est destiné à Déols. Tous le disent, cette fin de la majoration va leur faire beaucoup de mal : "C'est ça en moins sur la fiche de paie à la fin du mois. Me concernant, je ne peux pas m'en sortir et je ne m'y retrouverai pas.", explique Florian. 

D'autant que la situation des routiers est par essence compliquée : "On ne voit jamais nos familles. On travaille 250 heures par mois, plus de 60 heures par semaine. Et tout ça, pour des misères...", s'insurge David. 

"Si on rentre dans le mouvement avec les gilets jaunes, ça va faire très mal !", Gérard 

Les routiers ont bien conscience de constituer une force de frappe très importante. " Si on rentre dans le mouvement avec les gilets jaunes, ça peut faire très mal", annonce Gérard, "Je me souviens de notre grève de 1992 dans laquelle nous avions bloqué toutes les routes. Eh bien, je pense que ça pourrait être pire. Car là... la pression monte.

"Je vais rentrer dans la mobilisation avec les gilets jaunes car je n'ai plus le choix !", David 

Une mobilisation qui vient s'ajouter à beaucoup d'autres : agriculteurs, ambulanciers, étudiants ou encore lycéens. Mais surtout celle qui concentre toutes les attentions depuis plus de deux semaines : celles des gilets jaunes : "Beaucoup de routiers vont rejoindre leur mouvement. Tout simplement car nous n'avons plus le choix.", termine David.