Économie – Social

Darbo : la liquidation repoussée à lundi

Par Nelly Assenat, France Bleu Gascogne mercredi 19 octobre 2016 à 17:37

Une soixantaine de salariés de Darbo ont fait le déplacement devant le tribunal de commerce de Dax
Une soixantaine de salariés de Darbo ont fait le déplacement devant le tribunal de commerce de Dax © Radio France - Nelly Assenat

Le tribunal de commerce de Dax (Landes) a mis en délibéré sa décision concernant la liquidation de l'usine Darbo de Linxe à lundi 24 octobre 2016. Il n'y a aucun espoir de reprise, il s'agit seulement de sécuriser et nettoyer le site dans les 48h qui viennent.

L'usine Darbo de Linxe fermera ses portes lundi 24 octobre 2016 à 14h. Les 60 salariés présents ce mercredi devant le tribunal de commerce de Dax avaient peut-être un secret espoir en voyant que l'audience de cet après-midi durait plus de deux heures. A la sortie, le secrétaire du comité d'entreprise (CE), Antonio Alfonso, les yeux rougis et la voix tremblante a été très clair : "Ils vont délibérer lundi à 14h uniquement pour la sécurisation du site".

Une décision repoussée de 48h pour raison de sécurité

L'administrateur judiciaire, Me Sébastien Vigreux le confirme : "Il faut empêcher qu'un accident arrive sur ce site qui contient des matières dangereuses ou inflammables, comme des copeaux de bois dans les silos. Il faut laisser un outil propre, mais lundi à 14h le site sera fermé. Le liquidateur judiciaire cherchera alors un repreneur pour le matériel et éventuellement pour le site. C'est pour cela qu'il faut laisser une usine propre".

A l'annonce de cette décision, les salariés restent silencieux.

A partir de 14h lundi on aura fini notre travail et on aura été exemplaires—Antonio Alfonso, secrétaire du CE

"Le tribunal vous remercie pour votre comportement exemplaire. Au niveau des salariés on n'a rien à se reprocher", déclare Antonio Alfonso. "Je peux vous dire qu'à l'intérieur de la salle j'ai pleuré", a ajouté le secrétaire du CE, sous les applaudissements de ses collègues.

: "J'ai pleuré, je suis à bout de souffle", Antonio Alfonso, secrétaire CE

Les cadres n'ont qu'à aller vider les silos—Eric, salarié de Darbo

Dans les rangs des salariés présents devant le tribunal de commerce de Dax, il y a toujours beaucoup d'amertume, comme chez Eric : "Il est hors de question qu'on rentre dans les silos, il n'est pas question qu'on se fasse mal avant de partir. Les cadres n'ont qu'à vider les silos, c'est la première fois qu'ils le feront".

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