Économie – Social

De plus en plus de jeunes adultes appellent le 115 en Loire-Atlantique

Par Martin Cotta, France Bleu Loire Océan vendredi 30 décembre 2016 à 17:15

Fanny, une des écoutantes sociales du 115 à Nantes
Fanny, une des écoutantes sociales du 115 à Nantes © Radio France - Martin Cotta

Jusqu'au lundi 2 janvier, la plateforme d'appel pour un hébergement d'urgence,le 115, hisse son niveau jaune. Cela signifie que des places supplémentaires dans des foyers ou dans des hôtels de Loire Atlantique sont mises à disposition pour les personnes en détresse comme les jeunes adultes.

En Loire-Atlantique, il y a exactement 132 places d'hébergement d'urgence pour des personnes seules et des couples sans enfants, ainsi que 513 places pour des familles. Chaque mois, le 115 à Nantes reçoit 5.000 appels en moyenne. Malheureusement ce mois de décembre ne déroge pas à la règle surtout avec l'arrivée du froid. Cette année ce sont des jeunes en détresse qui appellent de plus en plus. Ils sont pour la plupart âgés de 18 à 25 ans.

"Les personnes vivent au jour le jour"

Au Service Intégré d'Accueil et d'Orientation, le gestionnaire du 115, Fanny, une des écoutantes sociales, reçoit par l'exemple l'appel d'un jeune homme de 21 ans. Calmer le stress des personnes au bout du fil et les rassurer, c'est une des missions de Fanny. "Les personnes vivent au jour le jour donc pour elles il y a vraiment une insécurité. Notamment au niveau du temps et de la rue" explique cette écoutante.

200 à 250 appels par jour

Ces jeunes dans la détresse présentent différents profils. Sébastien Perrinel est le directeur du SIAO 44, le gestionnaire du 115. "Il y a des personnes qui ont été à un moment donné en situation d'échec scolaire, en situation de rupture familial, et puis derrière il y a parfois d'autres problématiques comme la consommation d'alcool ou de toxiques" explique Sébastien Perrinel. Par jour, le 115 reçoit 200 voire 250 coups de téléphone. 40% demandeurs de place n'ont pas de réponse du 115 au moins une fois par mois.

"On évalue la détresse sociale par des entretiens"