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Économie – Social DOSSIER : La fermeture de l'usine Tupperware de Joué-les-Tours

Débrayage à l'usine Tupperware de Joué-les-Tours

mardi 2 janvier 2018 à 18:42 Par Yohan Nicolas, France Bleu Touraine

L'usine Tupperware de Joué-les-Tours était à l'arrêt ce mardi après un appel au débrayage lancé par la CGT. Une action qui devrait se poursuivre jusqu'à jeudi. Les salariés entendent obtenir de meilleures propositions de la part de la direction, dans le cadre des négociations du PSE.

La production devrait être quasi nulle jusqu'à jeudi à l'usine Tupperware de Joué-les-Tours
La production devrait être quasi nulle jusqu'à jeudi à l'usine Tupperware de Joué-les-Tours © Maxppp - Patrice Deschamps/NR

Joué-lès-Tours, France

Des salariés de Tupperware de Joué-les-Tours (130 salariés ; 50% de l'effectif présent) ont débraillé  ce mardi pour la première fois depuis l'annonce de la fermeture de leur usine en octobre dernier. D'ici quelques semaines, l'usine sera fermée mais les salariés ont décidé de réagir et poursuivre leur mouvement de blocage de l'usine jusqu'à jeudi. Selon Antonio Constantino,  le délégué CGT de Tupperware, plus rien ne sort de l'usine. Une façon de protester contre les conditions de licenciement décidées par la direction du groupe. L'usine doit doit fermer fin mars et pour l'instant les négociations se poursuivent entre la direction de Tupperware France et les élus syndicaux. Ces négociations sont suivies de près par les  politiques et les services de l'Etat.

Deux réunions de négociations en janvier pour sceller le plan social

Au mois de janvier auront lieu les deux dernières réunions de négociations, cruciales, pour ficeler définitivement le plan social.  Il sera bouclé une fois que la direction de Tupperware aura signé, de même que la CGT, seul syndicat habilité à le faire et la DIRECCTE, la direction régionale du travail et de l'emploi.  Au cœur de ces réunions bien sûr, le montant des indemnités. Pour l'instant, elles sont a minima comme le regrette Nathalie Dumais Legrand, de la CFDT.

On est sur des enveloppes de 10.000 à 15.000 euros pour les salariés qui ont le plus d'ancienneté. C'est très faible. Le temps de mettre en place une formation, ça laisse peu de temps pour se retourner - Nathalie Dumais Legrand, de la CFDT.

Autre point crucial en cours de discussion, la formation. Là aussi la CFDT demande à la direction de faire des efforts,  notamment des validations d'expériences pour les salariés, autrement dit pas besoin de repasser les diplômes.  La CGT demande des temps de formations de 24 mois pour les plus de 50 ans, et de 18 mois pour les autres. Pour le moment, ils n'ont obtenu de la direction que 18 mois pour les plus de 50 ans, et 12 mois pour les autres. Au delà des formations, il faut retrouver du travail pour les 235 salariés, sauf pour ceux qui négocient un départ à la retraite. A ce sujet, Nathalie Dumais Legrand veut rester optimiste.  _Vous avez des entreprises de plasturgie sur la Touraine qui peuvent créer une vingtaine d'emplois_. Il y a aussi des recrutements possibles dans la plasturgie sur Blois. Et on a Dior sur Orléans qui va avoir une période de recrutement

Du côté de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Indre et Loire, on reste aussi relativement confiant. Son vice président, Christian Brault visite souvent des entreprises, et à chaque fois, les patrons lui expliquent que les profils des ouvriers l'intéressent. Par ailleurs, selon lui, le site de Joué intéresse les chefs d'entreprise car on manque de locaux. Je ne serait pas surpris de voir 5-6 entreprises s'y installer. La question du reclassement des salariés et du site, c'est le cabinet ALTEDIA qui s'en occupe. Il est spécialisé dans les ressources humaines et est mandaté par Tupperware, qui de son côté verrouille toute communication. Tout reste donc confidentiel, jusqu'à nouvel ordre, du côté de la direction.