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Déconfinement au Pays Basque : les hôtels restent vides

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Par , France Bleu Pays Basque

Si l'allégement du confinement, accompagné d'une météo quasi estivale, a permis à de nombreux locaux de retrouver les plages et les chemins de randonnées, l'industrie du tourisme au Pays Basque n'en profite pas. Peu de réservations dans les hôtels qui préfèrent garder porte close.

Les hôtels de Jean-Pierre Istre à deux pas de la plage du Port-Vieux à Biarritz restent fermés
Les hôtels de Jean-Pierre Istre à deux pas de la plage du Port-Vieux à Biarritz restent fermés © Radio France - Anthony Michel

La reprise de l'activité économique avec l’allègement du confinement ne concerne pas toute l'industrie, loin de là. Le tourisme, principal secteur d'activité du pays basque, reste au point mort. Malgré le beau temps et la réouverture des plages et des accès en montagne, la limitation des déplacements à 100 kilomètres autour de chez soi et l'obligation des restaurants à rester fermés impactent fortement l’hôtellerie.

"Panier potentiel de client très réduit"

"Je devais ouvrir ce week-end, on était prêt. Mais quand lundi on a vu qu'on avait zéro réservation, on a décidé de ne pas ouvrir", explique Jean-Pierre Istre qui possède deux hôtels, quarante-cinq chambres au total, dans la rue du Port-Vieux à Biarritz, à deux pas de la plage. Dans la cité touristique, seulement 15 hôtels sur 52 sont ouverts annonce celui qui est également président de l'UMIH (Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie) Pays Basque. 

La situation est la même sur toute la côte, alors que les hôtels font généralement le plein lors du week-end de l'Ascension et d'un mois de mai qui ouvre véritablement la belle saison. Là, ils sont vides. L'allégement du confinement est encore trop restrictif pour permettre aux secteurs touristique de redémarrer, explique Jean-Pierre Istre : "les 100 kilomètres, c'est une mesure qui nous pénalise comme tout le monde, mais en plus nous au sud on à l'Espagne, interdit, et à gauche on a l'océan. Donc on a un panier potentiel de clients qui est très très réduit."

"Holzarte c'était comme au mois d'août"

Résultat, malgré le beau temps et des plages prises d'assaut, l'effet économique reste nul. "Ce sont des locaux qui viennent le matin et partent l'après-midi, il n'y a pas de potentiel. Nous notre clientèle à cette période, ce sont les Bordelais, les Toulousains, des gens de Saint-Sébastien." Ajoutez l'obligation de fermeture des restaurants, réputés et donc recherchés par les visiteurs au pays basque, et la coupe est pleine. 

C'est même l'une des principales raison de l'absence de réservation dans les hôtels de l'intérieur, qui couplent souvent les deux activités. Si on avait pu servir, "on aurait été complet" pense Pierre Etchemaïté qui dirige l'hôtel-restaurant éponyme à Larrau. D'autant plus frustrant, que les chemins de randonnée sont pris d'assaut : "c'était la folie. Holzarte, ici à Larrau, c'était comme une semaine du mois d'août, c'était impressionnant."

"Des hôtels fermés tout le mois de juin"

Mais inutile d'ouvrir les 17 chambres, "si on a pas le restaurant. Ici à Larrau on est en montagne, les gens il leur faut tout." La clientèle est différente de celle de la côte, elle recherche un autre cadre, d'autres conditions. Le chef a bien réfléchi à proposer de la vente à emporter, "mais ce n'est pas ça qu'ils veulent", affirme Pierre Etchemaïté qui a reçu des appels de clients intéressés qui se sont finalement rétractés quand ils sont su que le restaurant restait fermé.

"J'ai des infos d'hôtels qui vont rester fermer tout le mois de juin", s'inquiète Jean-Pierre Istre. Peu de réservations là encore. Un peu plus pour la période estivale, juillet-août, mais c'est encore timide et ne compense pas les annulations intervenues depuis le début du confinement. L'hôtelier est pourtant prêt à ouvrir le plus rapidement possible. "On espère le week-end prochain, car c'est un week-end de 3 jours. Mais on va retomber sur les mêmes conditions."

"Ca commence à devenir sérieux" 

Le président de l'UMIH 64 garde quand même un espoir : "si jamais il (le gouvernement) nous _annonce la semaine prochaine que, le 2 juin, la mesure des 100 kilomètres tombe, on espère qu'il y en a qui vont venir quand même."Même attente du côté de Larrau, comme de tous les hôteliers du Pays Basque : "j'espère que ce sera dans le bon sens, qu'on pourra travailler, qu'on pourra ouvrir, parce que là ça commence à devenir sérieux pour nous." _

En attendant, Pierre Etchemaïté dont le restaurant sert 50 à 60 couverts en moyenne le week-end à cette période de la saison, a mis ses 7 salariés au chômage partiel, tandis que les 2 saisonniers qui rejoignent habituellement l'équipe à partir de ce mois de mai restent sans contrat.

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