Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus - Fermeture de l'usine Renault à Sandouville : "inquiets" et "surpris", des salariés se confient

Après la fermeture intempestive de l'usine Renault à Sandouville et alors qu'un CSE est prévu ce jeudi, des salariés de l'entreprise nous ont confié leur inquiétude sur l'avenir.

Jeudi dernier, la justice, saisie par la CGT, a estimé insuffisantes les mesures de protections pour lutter contre le coronavirus dans l'usine où travaillent 2.800 personnes.
Jeudi dernier, la justice, saisie par la CGT, a estimé insuffisantes les mesures de protections pour lutter contre le coronavirus dans l'usine où travaillent 2.800 personnes. © Radio France - Olivier Duc

Toujours beaucoup de questions sur l'usine Renault Sandouville ce mardi 12 mai 2020 alors que les instances représentatives du personnel doivent être consultées ce jeudi, une semaine après la suspension d'activité de l'usine. Jeudi dernier, la justice, saisie par la CGT, a estimé insuffisantes les mesures de protections pour lutter contre le coronavirus dans l'usine où travaillent 2.800 personnes. Depuis, salariés et intérimaires sont dans l'incertitude

Tout le monde a joué le jeu

"Ça m'a vachement surprise" confie Salomé Fournier, 22 ans, opératrice sur la chaîne de montage en intérim. Elle avait repris le travail avec une partie des salariés de Sandouville dès le 29 avril. Pour elle, rien à signaler côté mesures sanitaires. Elle assure que toutes les précautions étaient prises. "Je trouve que _la CGT cherche vraiment la petite bête_. Forcément au tout début, c'était un peu l'anarchie parce que personne ne savait comment se rendre au vestiaire, à son poste de travail, tout a été modifié. Mais au bout de quelques jours, tout le monde a joué le jeu et ça s'est plutôt bien passé." 

Un des collègues de Salomé, Gaëtan Larbi, travaille depuis six ans chez Renault. Père de quatre enfants, il s'inquiète pour l'avenir de l'usine dans un contexte où Renault avait annoncé un vaste plan d'économies dès la mi-février. "L'entreprise a besoin de tourner pour que nous soyons payés, c'est logique et là on ne sait pas si on va être payé au chômage partiel, on est dans l'incertitude." 

Quelle rémunération ?

Sur la rémunération des salariés pendant cette période où l'activité est suspendue, le groupe Renault affirme que "la question est à l'étude". La CGT de son côté assure que, dans ces circonstances, l'employeur a l'obligation de verser les salaires.

Chez les intérimaires qui n'ont pas de mission en cours, l'inquiétude est encore plus prononcée. D'ailleurs Ismail Assous, 29 ans, lui aussi aimerait retourner travailler. "Il y en a vraiment marre" lâche le jeune homme qui travaillait depuis juillet sur la chaîne de montage. "Avec tout ce qu'ils ont mis pour notre sécurité, pour le moment, je n'ai pas d'inquiétudes". 

À ÉCOUTER - Fermeture de l'usine Renault à Sandouville : "inquiets" et "surpris", des salariés se confient

La protection de la santé ne peut pas faire l'objet d'un chantage à l'emploi

Dans un communiqué, la CGT répond aux attaques auxquelles elle fait face ces derniers jours, y compris venues d'autres syndicats de l'usine. _"Si beaucoup se pavanent dans les médias que tout aurait été fait correctement (…) ils se sont abstenus (FO – CFDT) lorsqu’il a fallu voter au CSE sur les modalités de la reprise."Et, prenant l'exemple du département "montage" de l'usine : "Il faudrait être aveugle pour ne pas se rendre compte que même avec une équipe réduite, beaucoup de salariés travaillent les uns sur les autres_." Malgré nos sollicitations, le délégué syndical CGT de l'usine n'a pas répondu à nos questions. "Tout le monde a envie de reprendre le travail" assure Gérald Le Corre, inspecteur du travail et responsable CGT en Seine-Maritime, "mais la protection de la santé ne peut pas faire l'objet d'un chantage à l'emploi".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess