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Dossier : Coronavirus Covid-19

Déconfinement en Dordogne : les loueurs de canoës attendent avec impatience de pouvoir lancer leur saison

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Par , France Bleu Périgord
Vitrac, France

C'est une activité touristique majeure en Périgord. Les loueurs de canoës attendent d'un jour à l'autre le feu vert de la préfecture pour pouvoir lancer leur saison. Ils ont pour cela mis en place un protocole strict pour appliquer les gestes barrières à leur activité. Reportage à Vitrac.

A Vitrac comme partout en Périgord, les loueurs de canoës sont prêts à lancer la saison
A Vitrac comme partout en Périgord, les loueurs de canoës sont prêts à lancer la saison © Radio France - Emmanuel Claverie

On ne le sait pas toujours, mais le département de la Dordogne est le premier de France en nombre de pratiquants de canoë loisir, devant l'Ardèche. Et cette activité fait vivre une soixantaine de professionnels sur la Dordogne, la Vézère, mais aussi sur la Dronne, l'Isle ou encore l'Auvézère.

Habituellement, la base est déjà ouverte à cette période de l'année
Habituellement, la base est déjà ouverte à cette période de l'année © Radio France - Emmanuel Claverie

Ecoutez le reportage de France Bleu Périgord

Un feu vert de la préfecture?

Des loueurs qui rongent leur frein. Alors que tout est prêt pour lancer la saison, retardée par la période de confinement, la décision appartient à la préfecture qui doit examiner et valider le protocole présenté par les professionnels pour protéger les salariés et bien sûr les clients. Car l'activité présente plusieurs zones de travail distinctes et chacune doit faire l'objet d'un traitement spécial. La gestion des flux sur la base en période d'affluence ou l'essayage des gilets de sauvetage par exemple, sans oublier le retour qui se fait à bord de minibus voire de cars.

Un protocole sur lequel travaille assidument Gilles Ouardi, propriétaire et fondateur de Canoës Loisirs à Vitrac près de Sarlat en Périgord noir. Une entreprise de grande taille (la troisième de France) créée en 1987 et qui dispose d'une capacité de 800 embarcations. "En 33 saisons, j'ai eu à gérer beaucoup de situations, mais je n'imaginais pas devoir faire face un jour à une crise sanitaire" confie-t-il.

Les canoës restent sur les râteliers alors que les conditions de navigation sont idéales ces jours-ci sur la Dordogne
Les canoës restent sur les râteliers alors que les conditions de navigation sont idéales ces jours-ci sur la Dordogne © Radio France - Emmanuel Claverie

S'adapter rapidement et trouver des solutions

Et le chef d'entreprise a dû réagir vite. "Il a fallu déjà penser à protéger le personnel explique-t-il, et à partir de ça, voir la dimension économique. C'est toute une mise en place de mesures barrière, de distanciation, de nettoyage du matériel, de gérer le retour de notre clientèle en toute sécurité dans les bus".

Et le travail s'annonce considérable. Rien que pour les gilets par exemple. A l'entrée de la base a été créé un petit parc en bois. "C'est l'espace pour stocker deux remorques à gilets explique Baptiste Laurent, le responsable de la base. Nous possédons 1200 gilets au total, nous allons donc faire un roulement de 400 gilets par jour sur trois jours. Les gilets seront stockés à leur retour 48 heures sur les remorques stationnées dans le parc, ce qui permettra d'atténuer le virus. Et ensuite, nous avons installé un grand bac, et au terme des 48 heures, nous allons nettoyer les gilets, soit avec du chlore soit avec de la javel".

Le responsable de la base, Baptise Laurent explique comment seront gérés les gilets de sauvetage

Déjà 30.000 euros de pertes

Les professionnels espèrent avec toutes ces précautions que le feu vert sera donné avant le long week-end de l'Ascension. Le confinement les a déjà privés de la clientèle espagnole de la Pentecôte, friande de descentes en canoës. Une perte estimée à 30.000 euros selon Gilles Ouardi qui s'inquiète maintenant du sort de ses saisonniers. La base emploie entre quatre et cinq personnes à l'année, mais une trentaine de saisonniers au total, souvent des jeunes qui profitent de l'été pour financer leurs études ou l'achat d'une voiture. 

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