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Déconfinement - "On est en mode survie": comment des restaurants toulousains tentent de s'en sortir

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Par , France Bleu Occitanie

Les restaurateurs et les cafetiers devraient pouvoir rouvrir leurs portes début juin. En attendant, des brasseries et des petits restaurants se mettent à faire des plats à emporter pour tenter de joindre les deux bouts.

Un restaurant fermé.
Un restaurant fermé. © Radio France - Claire Leys

Les restaurants et les cafés devraient rouvrir dans le meilleur des cas début juin, et le gouvernement devrait donner une réponse cette semaine. En attendant, de nombreux restaurateurs n'ont pas attendu de rouvrir officiellement leurs portes pour reprendre l'activité. A Toulouse, nombre d'entre eux se sont ainsi mis à la vente à emporter depuis une, deux semaines voire même un mois. 

On m'aurait dit il y a quelques mois que je devrais faire de la vente à emporter, jamais je ne l'aurais cru" - Jérémie Cortes, le gérant de la Brasserie La Gourmandine à Toulouse.

Après deux mois d'inactivité, la brasserie la Gourmandine en face du marché Victor-Hugo à Toulouse a rouvert ses fourneaux, du moins une partie. Seulement de quoi proposer une partie de sa carte habituelle à emporter, pas de quoi non plus ramener tous les employés à temps plein, loin de là. "Juste de quoi payer les charges" pour ce restaurateur en attendant des jours meilleurs. 

On est en mode survie

Même problème pour Anne qui gère le restaurant Silex et Fourchette rue des Lois à Toulouse. Elle proposait déjà un peu de vente à emporter avant le confinement, elle s'y est remis depuis deux semaines. C'est pour l'instant sa seule source de revenus. Juste de quoi payer les frais "en mode survie"... La vente à emporter représente pour l'instant seulement 20% de son chiffre d'affaire habituel. 

Et ce n'est pas la réouverture annoncée des restaurants début juin qui la rassure. Avec des tables distancées et en suivant les gestes-barrière, elle estime qu'elle pourrait perdre près de 70% de ses places assises, en terrasse et à l'intérieur du restaurant. Autant dire que pour rentrer dans ses frais, la vente à emporter pourrait vite devenir bien plus qu'un simple Plan B. 

Une situation critique

De nombreux restaurateurs s'y préparent déjà et pensent faire de la vente à emporter leur activité principale dans les mois à venir, quitte à laisser une bonne partie du personnel en chômage partiel. "La vente à emporter dans l'urgence qu'on voit aujourd'hui, c'est de la débrouille" pour Benjamin Serra, le vice-président de la CPME, la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises en Haute-Garonne. "Cela permet de payer les gérants, de payer une partie des charges, des locaux, mais ça n'a malheureusement rien d'une solution pérenne". 

Une extension des terrasses

Les restaurateurs toulousains réclament maintenant une extension des terrasses pour avoir une capacité d'accueil convenable. Ils attendent aussi de pied ferme le protocole prévu par le gouvernement pour la réouverture. "Si on nous demande par exemple des parois en plexiglass, on ne pourra pas les commander en quatre jours", explique Benjamin Serra. "La principale préoccupation de la profession ce n'est pas de savoir si on pourra rouvrir le 2 ou le 4 juin, c'est d'avoir les consignes le plus tôt possible"

30 à 40% des restaurants menacés

Selon l'UMIH, l'Union des Métiers et de l'Industrie des Métiers de l'Hôtellerie et de la Restauration, 30 à 40% des restaurants risquent de fermer si la situation perdure, ou du moins si les commerces ne s'y retrouvent toujours pas avec cette nouvelle réorganisation.

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