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Déconfinement : inquiétude sur le Vendée Globe

Ce n’est pas encore un avis de tempête, mais l’horizon s’obscurcit pour le Vendée Globe. Le départ de la course en solitaire autour du monde doit être donné le 8 novembre aux Sables-d’olonne. Rien ne prouve que d’ici là, l’épidémie sera suffisamment enrayée pour accueillir autant de spectateurs.

Archives- Le port des Sables d'Olonne  avant le départ Archives- Le port des Sables d'Olonne  avant le départ
Archives- Le port des Sables d'Olonne avant le départ © Radio France - Cecilia Arbona

Le départ du Vendée Globe sera-t-il bien donné le 8 novembre prochain ? La question devient de plus en plus brûlante, après la présentation du plan de déconfinement, mardi, par le premier ministre. Edouard Philippe a annoncé que les événements rassemblant plus de 5 000 personnes étaient désormais interdits non plus jusqu’en juillet, mais jusqu’en septembre. Or, deux mois plus tard, il y aura le Vendée Globe : 100 000 personnes par jour  pour le seul village du Vendée Globe. Le jour du départ, ce sont 300 000 personnes qui se retrouvent aux Sables d’olonne.  Les organisateurs ont annoncé il y a quelques jours qu’ils maintenaient le cap sur le 8 novembre. Pour eux, aujourd’hui, rien ne nouveau. Pas plus de commentaire pour l'instant.

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« Suivre un événement positif sera important pour les Vendéens et tous ceux qui suivent le monde de la voile »  -  Christophe Guyony, directeur général de Maître CoQ 

Même point de vue de la part des sponsors vendéens impliqués dans l’événement. Ils veulent conserver la date du 8 novembre 2020 et ne veulent pas d’un report en 2021. C’est ce qu’on   fait savoir notamment Sodebo, PRB,  ou encore Maitre CoQ  Pour Christophe Guyony, directeur général de l’entreprise de volailles, « on doit être capable d’organiser le Vendée Globe dans des conditions différentes, comme on l’a fait à la suite des attentats en 2016, comme je l’ai fait aussi pour mon entreprise, pour m’adapter aux nouvelles conditions d’hygiène ». 

Combien de bateaux au départ ?

Mais pour que le départ soit donné le 8 novembre, il faut aussi des bateaux, et pour certains, cela risque d’être difficile. Les voiliers derniers cri sont compliqués à mettre au point et pourraient ne pas être prêts. Le patron de Paprec, sponsor du skipper sablais Sébastien Simon, s’est prononcé récemment pour un report à novembre 2021. Il faut dire qu’avec un budget de l’ordre de huit millions d’euros, il faut compter sur de bonne retombées. Sébastien Simon ne veut pas entrer dans la polémique, mais reconnait que la situation pose problème : « ça nous impose de faire des choix technologiques, de moins s’entrainer. Moi, je n’aime pas trop être dans l’inconnu ». 

L’autre risque, pour les projets moins importants, c’est le désengagement de certains petits sponsors. Beaucoup de petites entreprises touchées économiquement par la crise sanitaire pourraient bien décider de quitter l’aventure. « Ca fait partie des choses qui peuvent arriver », s’inquiète par exemple le navigateur originaire de l’île d’yeu Benjamin Dutreux. « On ne pourra pas en vouloir à nos partenaires s’ils privilégient le maintien de tous leurs collaborateurs ».

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