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Déconfinement - L'activité des taxis limousins peine à redémarrer

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Par , France Bleu Limousin

Si certains secteurs de l'économie commencent à retrouver une activité soutenue, ce n'est pas vraiment le cas pour les taxis du Limousin. En fait, cela reprend plutôt bien pour ceux se trouvent en zone rurale, alors qu'en ville, c'est beaucoup plus compliqué, notamment à Limoges. Explications.

Taxi (image d'illustration, janvier 2020)
Taxi (image d'illustration, janvier 2020) © Maxppp - Vincent Voegtlin

Si certains secteurs de l'économie commencent à retrouver une activité soutenue, ce n'est pas vraiment le cas pour les taxis du Limousin. En fait, cela reprend correctement pour ceux se trouvent en zone rurale, alors qu'en ville, c'est beaucoup plus compliqué, notamment à Limoges. 

Reprise différente entre "taxis des villes" et "taxis des champs"

En effet, à la campagne, la reprise de l'activité des taxis est très liée à celle du secteur médical. "Il y a un petit redémarrage pour le transport de malades assis", explique Christian Lavent, le Président des Artisans Taxis de la Corrèze, sachant que "pour les taxis ruraux, le transport de malades assis représente entre 80 et 95% de l'activité !". La reprise des rendez-vous médicaux et des examens marque donc un certain frémissement, mécanique, pour les taxis. 

Station de taxis "Hôtel de Ville" à Limoges
Station de taxis "Hôtel de Ville" à Limoges © Radio France - Alain Ginestet

Mais c'est loin d'être le cas en ville, et notamment dans la capitale limousine. Comme les bars, les restaurants, les boîtes de nuit sont toujours fermés, c'est déjà un volet de clientèle que les chauffeurs de taxi ne voient pas. Mais il n'y a pas que cela : la clientèle d'affaires n'est plus au rendez-vous. "On n'a plus d'accueil de visiteurs, des entreprises comme Legrand par exemple, n'ont pas repris les visites professionnelles", explique Daniel Desmoulins qui exerce depuis des années à Limoges, "donc il y a beaucoup moins de volumes, il y a _très peu de trains, pas d'avion_, donc effectivement cela a un impact sur l'activité" explique-t-il.

Un "roulement" de taxis à Limoges, pour que tout le monde travaille

Et pas qu'un peu. "Je fais 25 à 30% de moins que sur une journée normale en activité pleine" a-t-il calculé. Il ne travaille d'ailleurs que partiellement en ce moment : le groupement auquel il appartient, Limoges Taxis, tente d'étaler les courses auprès de ses 60 adhérents, afin que chacun puisse amortir un peu le choc de la crise. "On fait une alternance, donc _il y a la moitié des chauffeurs qui travaillent une journée, et l'autre moitié travaille le lendemain_, pour essayer de sauver un peu nos journées", explique Frédéric Roux, le Président de Limoges Taxis. "Mais cela reste très compliqué, et puis c'est juste un petit maintien, au moins pour passer la crise et essayer de payer les charges, et encore je ne sais pas si tout le monde y arrivera", explique Frédéric Roux.

En Limousin, les professionnels du secteur estiment qu'il faudra attendre la rentrée de septembre pour connaître un vrai redémarrage.

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