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Dossier : Coronavirus Covid-19

Déconfinement : la filière champagne "espère des jours plus heureux"

La filière champagne est au ralenti forcé depuis le début du confinement. Comment les vignerons voient-ils l’avenir ? Comment s’organisent-ils ? Maxime Toubart, le co-président du CIVC, le Comité interprofessionnel du vin de Champagne était l’invité de France Bleu Champagne Ardenne ce mardi 12 mai.

Maxime Toubart a commenté les chiffres des expéditions entre janvier et juillet.
Maxime Toubart a commenté les chiffres des expéditions entre janvier et juillet. © Radio France - Sophie Constanzer

Depuis le premier jour de confinement, la filière champagne souffre. "C’est pas terrible", explique Maxime Toubart, co-président du Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC), invité de France Bleu Champagne Ardenne ce mardi 12 mai. 

"Quand on ferme tous les lieux de consommation, tous les lieux de la fête, les frontières, les touristes ne viennent plus, forcément la filière champagne est gravement impactée. On espère des jours plus heureux mais en tout cas, c’est une crise importante pour la filière", dit Maxime Toubart.

En chiffre, la filière champagne compte près de 15 000 vignerons, 30 000 emplois dont 15 000 salariés, 140 coopératives et 300 maisons sur les trois régions Champagne-Ardenne, Picardie et Ile-de-France.

Les vignerons s’organisent face à la crise

Les ventes ont chuté brutalement raconte le co-président du CIVC. "Le champagne c’est la boisson de la fête et des bons moments et c’est sûr qu’on avait pas tellement envie d’ouvrir des bouteilles de champagne pendant le confinement. Et puis bien sûr, on a une forte présence dans les cafés, hôtels et restaurants et comme tous ces lieux sont fermés, il y a un impact extrêmement rapide", précise Maxime Toubart. 

Mais face à la crise, certains vignerons se sont organisés, pour aller vers leurs clients. Ils ont trouvé des moyens pour limiter les dégâts. "On a beaucoup de vignerons de coopératives et de maisons qui ont profité du confinement pour lancer davantage de communication sur les réseaux sociaux. On a quand même une petite activité de commerce. Le particulier a sûrement besoin de champagne donc on a quand même quelques commandes. Il faut garder un peu d’optimisme malgré tout", dit le co-président du CIVC.

Suspension du marché des bouteilles sur lattes

Le Comité interprofessionnel du vin de Champagne a pris une série de mesures pour aider les professionnels du secteur. Parmi ces mesures, il y a notamment la suspension du marché des bouteilles sur lattes. C’est à dire des bouteilles sans étiquette, revendues par des vignerons notamment à la grande distribution. 

L’objectif est de limiter les achats en masse qui entraîneraient une baisse drastique des prix après la crise et causerait du tord à la filière. Le CIVC a saisi la Commission européenne pour pouvoir utiliser une clause en cas de crise grave, pour encadrer les promotions. 

"Les grandes enseignes profitent parfois du manque de trésorerie de certains opérateurs pour venir chercher des bouteilles pas chères. En ce moment c’est la période d’achat de la grande distribution, en particulier sur les promotions des fêtes de fin d’année. Notre ambition n’est pas d’arrêter les promotions mais il y a un certain seuil sous lequel il ne faut pas descendre, parce qu’à un moment donné, on peut vendre à perte. On a fait de gros investissements en champagne. Les vignerons, les coopératives, les maisons de champagne ont davantage fait attention à la valorisation du produit et on pourrait voir cette valorisation anéantie en quelques jours ou quelques semaines", explique Maxime Toubart, en attendant une réponse de la Commission européenne "dans quelques semaines"

Des vendanges particulières mais "optimistes"

Les vendanges approchent à grands pas. Finalement, des saisonniers étrangers seront autorisés à venir en France pour assurer la main d’oeuvre. De quoi rassurer la filière champagne. Environ 120 000 saisonniers travaillent chaque année dans le champagne. 

Et puis, le confinement a laissé plus de place à la nature et cela semble avoir souri à la vigne cette année. "Elles sont très belles. On attend une belle vendange. On est assez optimiste. On avait une petite appréhension. On sait que ce sera des vendanges particulières parce qu’on risque encore d’avoir des mesures barrières. On est responsable par rapport à cela. Mais on a trouvé des solutions pour pouvoir faire en sorte que les vendanges se passent normalement ou pratiquement sans encombre. On est satisfait de ce qu’il se passe et l’Etat nous a bien aidé sur ce sujet", raconte le co-président du CIVC.

Maxime Toubart au micro France Bleu d'Alexandre Audabram

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