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Déconfinement : la filière équine en Normandie marche au pas

Durement touchée par les conséquences de la crise liée au Covid-19, la filière équine reprend doucement son activité en Normandie, une région d'excellence dans le domaine. On fait le point sur un secteur sait que l'impact du coronavirus sera encore là dans plusieurs années.

Les ventes de chevaux, ici un yearling à Deauville, sont menacées par les conséquences de la crise sanitaire
Les ventes de chevaux, ici un yearling à Deauville, sont menacées par les conséquences de la crise sanitaire © Maxppp - .

La Normandie est une terre de cheval. Son excellence dans le domaine est reconnue à travers le monde. La filière équine emploie 18.000 personnes dans nos départements normands et génère un chiffre d'affaire de 1,3 milliards d'euros chaque année. Deux mois et demi après le début du confinement en France, comment se porte la filière ? Nous avons posé la question à Lola Quitard, directrice du conseil des chevaux de Normandie au plus près des professionnels du secteur pendant la crise liée au coronavirus. Ils avancent au pas et espèrent un retour rapide au galop.

Comment la filière équine se relève de la crise ?

Lola Quitard : " La filière a été très durement impactée par la crise. En premier lieu, on a identifié les impacts à courts terme avec les centres équestres qui ont dû totalement arrêter leur activité d'enseignement. Les courses hippiques ont été suspendues et les entraîneurs n'avaient donc plus de revenus liés aux gains de courses. Là, ça reprend tout doucement. Je dirai que l'on est encore en mode dégradé car il n'y a que les courses qui se déroulent à huis clos. Quelques compétitions d’élevages ont lieu en présence uniquement des professionnels. Et les centre équestres peuvent à nouveau accueillir leurs cavaliers mais dans des conditions sanitaires assez strictes, en limitant le nombre de personne sur place. Donc ça reprend. C'est une super nouvelle. Mais la reprise est très douce. "

Quelle est l'étendue des dégâts pour le monde équin ?

"La filière équine va subir des effets différents de cette crise sur le long terme. On est pas encore capable de mesurer la force et la durée de cette crise. Mais il est certains, par exemple, qu'elle va avoir un impact sur le commerce des chevaux. Cela veut dire que les éleveurs, les cavaliers seront touchés. Le marché international est complètement bloqué. On ne sait pas comment les ventes vont se passer. Je pense notamment à celle prestigieuse des chevaux de courses de Deauville. Et c'est l'un des poumons de la filière. Le secteur course fait vivre l’ensemble de la filière équine en Normandie et en France aussi."

Les ventes de chevaux sont menacées ?

"Aujourd'hui, on ne sait pas trop dans quelles conditions elles vont pouvoir se dérouler. Est-ce que le marché international y aura accès ? C'est l'un des débouchés les plus important pour la vente de chevaux. Et de la même façon, les compétitions sportives équestres n'auront pas lieu. Il n'y a pas de public. Tout cela risque d'avoir un impact sur la commercialisation. Même si la reprise est encourageante avec notamment des échos de cavaliers qui nous disent que, quand même, le commerce reprend."

La période de monte a-t-elle eu lieu ?

"La période de monde a pu se dérouler avec un coup d'arrêt à la mi-mars au moment du début du confinement. Mais elle a repris avec l'application d'un protocole sanitaire. Seulement si d'ici la fin de l'année, les ventes ne se déroulent pas normalement, si les éleveurs et propriétaires n'ont pas d'entrée de trésorerie en commercialisant leurs chevaux ou en ayant accès à des gains de course, malheureusement la saison 2021 de monte risque aussi de pâtir de cette crise."

  • Le conseil des chevaux de Normandie a mis ne place un numéro vert pour la filière : 02 79 93 00 10
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