Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Déconfinement : les cafés-restaurants de Toulouse réclament l’extension des terrasses pour sauver 3000 emplois

-
Par , France Bleu Occitanie

Fermés depuis deux mois, les cafés et les restaurants demandent à la mairie de Toulouse de les autoriser à étendre leurs terrasses dès leur réouverture pour assurer la distanciation sanitaire des clients et leur rentabilité. 40% des établissements sont en danger, 3 000 emplois sont menacés.

Les cafés du Capitole fermés depuis deux mois
Les cafés du Capitole fermés depuis deux mois © Maxppp - XAVIER DE FENOYL

Le maire de Toulouse Jean Luc Moudenc présidait une réunion de crise ce mercredi 13 mai au Capitole avec les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration gravement touchés par la crise du coronavirus. Les cafés et les restaurants demandent dès leur réouverture de pouvoir doubler leurs terrasses pour accueillir les clients avec des tables éloignées d’un mètre. Il en va, selon eux, de l’avenir des établissements. 40% des 2500 cafés et restaurants de la ville seraient d’ores et déjà menacés de disparition .

Doubler les terrasses

Depuis deux mois, 15 000 salariés des cafés, hôtels et restaurants de la ville rose sont au chômage partiel. Les gérants des cafés et restaurants fermés depuis la crise du coronavirus réfléchissent déjà aux conditions de la réouverture prévue probablement à la mi-juin si tout va bien.

"Nous savons déjà que nous devrons respecter des contraintes sanitaires, nous serons obligés de maintenir une distance minimale d’un mètre entre les tables, la consommation debout et la vente au comptoir ne seront pas autorisés, maximum six clients par table, la capacité maximale d’un établissement sera limitée à 50% , ce qui veut dire que pour beaucoup d’établissements, on ne pourra recevoir que 40% du public que l’on accueillait avant, et à 40%, il est impossible de trouver le point d’équilibre, payer toutes les charges fixes, les salaires, si l’on ne travaille qu’à 40% de notre activité" explique Philippe Belot, restaurateur à Toulouse et vice-président de l’UMIH31 ( l’Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie)

Philippe Belot - vice président de l'UMIH 31

"Ce que l’on demande, c’est de pouvoir étendre nos terrasses pour pouvoir accueillir la clientèle avec les mesures sanitaires de distanciation. Avant, j’avais une terrasse qui pouvait accueillir cinquante personnes, on espère demain pourvoir en accueillir cinquante, mais non plus sur 60 mètres carré, mais sur 100 mètres carré, pour pouvoir garder un mètre entre les tables. Ce qui permettrait aux restaurants de recevoir des clients dans d’excellentes conditions sanitaires, et surtout de pouvoir garder les salariés. _Sinon, on est parti pour avoir 2500 à 3000 chômeurs supplémentaires, rien que sur Toulouse."_ 

Ce n’est pas un petit problème, c’est véritablement un gros problème — Philippe Belot

Philippe Belot demande un "assouplissement temporaire de l’exploitation des terrasses sur le domaine public, le temps de sortir la tête de l’eau." Selon lui, _"_les restaurants et les bars qui n’ont pas de terrasse sont quasiment condamnés à la fermeture. Parce qu’à l’intérieur, on ne peut pas pousser les murs. Un restaurant qui a aujourd’hui soixante tables à l’intérieur, en mettant un mètre entre les tables, il va lui rester 20 à 25 places. A 20 places, c’est impossible de faire tourner un restaurant qui a deux personnes en cuisine, une personne au bar, deux personnes en salle, si vous ajoutez les charges, c’est impossible de tenir."

30 à 40% des 1 700 bars hôtels et restaurants de Toulouse intramuros sont menacés de fermeture, selon l'UMIH 

On est en passe de perdre 2500 à 3000 emplois rien que sur Toulouse, c’est catastrophique

Des kiosques sur les Ramblas

Au-delà des terrasses, les professionnels des bars et restaurants demandent à la mairie de pouvoir installer des chalets ou des kiosques sur les places, et notamment sur les Allées Jean Jaurès.

On a de magnifiques Ramblas à Toulouse qui ne servent à rien, elles sont totalement vides — Ivo Danaf, le président de l’UMIH31.

Selon le Président de l"UMIH31,"on pourrait expérimentalement mettre une dizaine de chalets dessus comme sur toutes les ramblas du monde, et permettre à des restaurants ou des bars qui n’ont pas de terrasses de pourvoir accueillir de la clientèle. On pourrait faire la même chose sur la place du Capitole, sur des places, sur les quais ou sur les allées Jules Guesde. Il y a plein d’endroits à Toulouse où l’on pourrait installer des chalets, des kiosques pour une durée donnée pour aider certains établissements à ne pas sombrer."

Selon l’UMIH, 400 à 500 bars et restaurants à Toulouse seraient menacés de disparition. Au niveau national, l’hôtellerie restauration emploie un million de salariés, le risque serait de 300 000 à 400 000 personnes au chômage. En Occitanie, le secteur du tourisme emploie 108 000 personnes, essentiellement sur la Haute-Garonne, l’Hérault, le Gard et les Pyrénées-Orientales.

Les riverains consultés

La mairie de Toulouse se dit ouverte à ces propositions des cafetiers restaurateurs. "C’est une question de survie pour cette profession" estime Jean Jacques Bolzan, l’adjoint au commerce et à l’artisanat. "Il est essentiel de trouver des solutions pour l’extension des terrasses. Nous donnons un avis favorable de principe. A charge aux restaurateurs de nous faire remonter les demandes. Nous les étudierons avec plusieurs critères, le respect biensûr des mesures barrières, _le respect de la cohabitation avec les piétons, les vélos_, les voitures, le respect aussi de la vie des habitants de Toulouse."

Les mesures vont faire l’objet d’une concertation avec les différentes associations de riverains et les maires de quartiers concernés.

Jean-Jacques Bolzan - adjoint à l'artisanat et au commerce

Interrogé sur la demande d’installation de chalets ou de kiosques sur les Ramblas et sur les places : "Pourquoi pas, nous ne sommes fermés à rien", répond Jean Jacques Bolzan. "Il faut tout étudier, c’est une question de survie pour des familles entières, nous sommes là dans un but de sauvegarde de l’emploi et de l’activité commerciale, dans le respect de l’environnement et de la vie des riverains."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess