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Déconfinement : les discothèques inquiètes pour leur survie

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu

Les discothèques bénéficient du fonds de solidarité du gouvernement, de mesures de chômage partiel ainsi que d’exonérations de charges mais il n’est pas sûr qu’elles rouvrent en même temps que les bars. De plus, comment faire revenir un public qui va devoir porter un masque et garder ses distances ?

Une soirée disco en drive le 30 avril à Schüttorf, en Allemagne, a rassemblé 500 fêtards dans 250 voitures
Une soirée disco en drive le 30 avril à Schüttorf, en Allemagne, a rassemblé 500 fêtards dans 250 voitures © Maxppp - Christian Dittrich

Comme les autres entreprises éprouvées par l'épidémie de Covid-19 et par le confinement, les discothèques, fermées depuis le 6 mars 2020, ont pu solliciter l'aide du gouvernement, et recourir au chômage partiel. Mais les établissements de nuit, comme les théâtres, les lieux de concerts et les cinémas vont devoir revoir leurs règles d'accueil du public. 

Les impératifs de « distanciation sociale » imposés maintenant dans les commerces et les administrations sont difficiles à appliquer sur une piste de danse. Les gérants de discothèques sont très inquiets. Ils se demandent quand et comment reprendre leur activité. Comment assurer la sécurité sanitaire sans décourager les fêtards ? Pour le moment, les  professionnels de ce secteur sont dans l'incertitude.

Danser et draguer masqués ?

Comment imposer la distanciation physique et le masque dans les discothèques, ces lieux de rencontre où, justement, on essaie de faire tomber les barrières ? 

Sylvie Richert gère le "Valentino", à Mulhouse, rue du Tunnel. Outre sa piste de danse, l’établissement, assez petit, abrite une quinzaine de tables. Il peut accueillir 80 personnes. Il fait travailler cinq à six employés. Sa spécialité, c’est le slow, une danse difficilement compatible avec les « gestes barrières » : "c'est vraiment la façon pour les gens de se rencontrer, de se serrer un petit peu, quoi!"

Le Valentino n'a jamais renoncé au slow, rappelle Sylvie RICHERT

Sylvie Richert n’imagine pas sur la piste du "Valentino" des danseurs masqués et éloignés les uns des autres. 

Même interrogation pour son confrère Michel Kimmich qui gère une autre  discothèque mulhousienne, le "Club 1900", rue de Mittelbach, qui emploie une dizaine de salariés et peut accueillir jusqu’à 400 personnes le samedi soir : "Ce ne sera plus jamais comme avant ! Chez nous, c'est un lieu très confiné, où les gens se rencontrent, discutent, sont proches. Je ne sais pas comment on va gérer cette situation. Et je ne sais pas quelles mesures prendre, ni comment les clients vont les percevoir."

Michel KIMMICH, gérant du Club 1900 à Mulhouse

Les clients des discothèques sont attirés par la foule

Les grands établissements vont-ils pouvoir tirer leur épingle du jeu ? Les clients continueront-ils à fréquenter des boîtes de nuit où l’on ne peut ni se frôler ni se parler à l’oreille ? Hervé Stoeffel, le gérant du "Manhattan", route de Schirrhein, à Haguenau, est lui aussi très inquiet  : "C'est clair que le métier ne sera plus le même si nous devons maintenir cette distance entre les clients d'un mètre ou d'un mètre cinquante. Ce sera très compliqué pour nous de travailler normalement. Les gens aiment le monde. Le monde attire le monde!"

Le monde attire le monde, souligne Hervé Stoeffel, gérant du Manhattan

Le Manhattan, entreprise familiale née en 1982, peut abriter jusqu'à 400 personnes, elle aussi, les soirs de fêtes. La discothèque fait travailler une quinzaine de personnes, barmaids, DJ, portiers, qui sont actuellement en chômage technique.

Les mesures en faveur de la culture présentées ce mercredi 6 mai par le gouvernement ne portaient pas sur le monde de la nuit, qui reste dans l'incertitude sur son avenir. On compte 3.000 discothèques et bars musicaux en France. Les cafés et les restaurants, eux, pourraient rouvrir début juin, si la situation sanitaire reste favorable. 

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