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Déconfinement - Les discothèques limousines prêtes à relancer la sono, un député monte au créneau

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La fronde s'organise dans le secteur des discothèques, l'un des derniers à n'avoir pu reprendre. Pas avant septembre prochain, a dit le gouvernement samedi dernier. Un été sans danser ? Impossible, disent les professionnels, relayés depuis hier par plusieurs députés, dont un haut-viennois.

Danseurs en discothèque (image d'illustration) Danseurs en discothèque (image d'illustration)
Danseurs en discothèque (image d'illustration) © Maxppp - Dominique André

La fronde s'organise dans le secteur des discothèques et de la nuit, l'un des derniers à n'avoir pu reprendre son activité. Et ce ne sera probablement pas avant septembre prochain, a dit le gouvernement samedi dernier. Mais depuis, des voix s'élèvent. 

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Un été sans danser ? Impossible, disent les professionnels, relayés depuis ce lundi par 35 députés, dont le haut-viennois Pierre Venteau, qui ont signé une tribune et qui vont ce mardi remettre aujourd'hui au Premier Ministre les doléances des établissements de nuits de leurs circonscriptions. "Les professionnels de la nuit peuvent s'adapter aux problématiques sanitaires" assure-t-il_, évoquant "des questions de distanciation plus ou moins faciles à respecter mais qui existent, elles ont été mises en oeuvre dans d'autres pays européens, cela peut être aussi la mise à disposition de gel hydroalcoolique de manière importante dans les établissements_".

Baisser la jauge du public accueilli ?

Cela peut être aussi une baisse de la jauge de clients accueillis. "En fait, on attend une feuille de route précise et concrète" explique Chistian Dayre, le patron du Cardinal, un club très réputé à Brive. "Le Cardinal, c'est 450 personnes maxi, si on doit en accueillir 300 ou 200, on le fera" dit-il, à condition que ce soit économiquement tenable, évidemment. 

"Il faut nous accompagner dans cette phase là", explique Christian Dayre, "moi je veux bien rouvrir avec 100 ou 200 personnes, mais si une partie de mon personnel peut continuer à avoir du chômage partiel, car si on nous sort totalement du chômage partiel, je préfère être fermé", dit-il. 

C'est aussi permettre de redémarrer le festif, l'économie, la convivialité

C'est justement pour accompagner les patrons d'établissements de nuit et rendre possible les réouvertures que le Député de Haute-Vienne Pierre Venteau s'est associé à l'initiative de ses collègues de l'Assemblée Nationale. 

Dans cette tribune, les députés estiment que "l'Etat condamne les acteurs de la nuit comme s’ils étaient coupables" au profit de "salles privées, salles publiques privatisées, ces domaines qui organisent des rassemblements privés clandestins sans aucun geste barrière". Car les discothèques_, "c'est aussi la vitalité de nos territoires, les boîtes de nuit il y en a partout, donc c'est aussi permettre de redémarrer le festif, l'économie, la convivialité, et plus souffler un peu après cette période qui a été très dure pour chacun d'entre nous"._

En tous cas, il faut maintenant faire vite, disent les professionnels. Car cela fait déjà plus de trois mois qu'ils ont un chiffre d'affaire à zéro. Et il n'est pas sûr que certains établissements puissent tenir deux mois de plus sans voir un danseur.

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