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Coronavirus : les gérants de discothèques sont-ils les grands oubliés du déconfinement ?

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Par , France Bleu Berry

Les discothèques ne sont pas toujours bien vu de la part de la population surtout quand vous habitez pas très loin de ces lieux de fêtes. Les professionnels du secteur se sentent oubliés, délaissés alors que le déconfinement a eu lieu le lundi 11 mai.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN/Julio PELAEZ

Les cafés, hôtels et restaurants sont en grandes souffrance financière. Les gérants de ces établissements espèrent de tout cœur qu'ils pourront rouvrir leurs commerces au mieux au début du mois de juin. 

Olivier Rivet (propriétaire du point G à Bourges) : "Les CHR, les cafés, hôtels restaurants sont en souffrance, on a oublié la lettre D de discothèque"

Mais il y a une profession qui se sent totalement oubliée : ce sont les discothèques. Olivier Rivet est le propriétaire à Bourges du point G l'ex Q :" Les CHR, autrement dit les cafés, hôtels, restaurants, sont en souffrance. On a oublié de rajouter la lettre D de discothèque. Alors certes nous n'allons pas monter au créneau tout de suite". 

"Nous allons attendre que les bars et restaurants rouvrent et ensuite nous allons nous mobiliser pour ne pas être les grands oubliés, car dans les boites de nuit il y a : des serveurs des DJ qui sont passionnés de musique sans oublier nos gogo danseuses, les vendeurs de sono ou de jeux de lumières et des agents de sécurité et donc ce lien social nous manque énormément." 

Alors comment faire pour se faire entendre au plus haut niveau de l'État ? Olivier Rivet à des idées : "Nous allons créer un collectif. Nous irons à l'Elysée si il le faut. Nous mobiliserons des artistes comme Francky Vincent qui est un ami pour soutenir l'ensemble des discothèques sur le territoire français. La distanciation en boite de nuit est quasiment impossible même si le slow est beaucoup moins dansé"

Olivier Rivet (propriétaire du point G à Bourges) : "Chaque semaine, il y a entre trois et cinq boites de nuit qui déposent le bilan." 

"Quoi qu'il en soit, vu la quantité de personnes accueillis au mètre carré ne permettra pas si le virus est toujours là de rouvrir avec ses fameuses mesures barrières". Des mesures drastiques ont d'ailleurs été prises chez nos voisins allemands, comme le confirme Olivier Rivet : "En Allemagne, les boites de nuit devraient rouvrir pas avant 2021 ! C'est évidemment un scénario que nous redoutons chez nous en France et pour une raison majeure". 

"En 15 ans, nous sommes passés de 5000 boites de nuit à 3000 boites de nuit. Chaque semaine il y a entre trois et cinq boites de nuit qui dépose le bilan. Mais malgré ces statistiques déprimantes, je veux rester positif. Faisons un pari ambitieux. Notre fête nationale c'est le 14 juillet, pourquoi ne pas envisager une réouverture des boites de nuit le 15 juillet ?". 

Certes, l'avenir est pour le moment assez sombre dans le secteur des boites de nuit, mais une nouvelle fois c'est le virus qui va décider. Dans de tels lieux, sa disparition ou l'apparition d'un vaccin serait vécu comme un total soulagement, pour les gérants de discothèques et pour l'ensemble de la population du globe.

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