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Déconfinement : les premiers touristes commencent à arriver dans l'Hérault

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Par , France Bleu Hérault

La saison débute très timidement depuis quelques jours dans l'Hérault. Les premiers touristes sont arrivés, souvent en provenance du reste de la région Occitanie.

Les gérants de cafés et restaurants ont repris une partie de leur activité, mais l'absence des touristes étrangers se fait sentir
Les gérants de cafés et restaurants ont repris une partie de leur activité, mais l'absence des touristes étrangers se fait sentir © Maxppp - Guillaume Bonnefont

À deux pas des marches de l'Opéra de Montpellier, Céline et ses enfants profitent d'une glace au soleil. En famille, ils ont décidé de prendre quelques jours de vacances improvisées pour découvrir Nîmes, Montpellier, et leurs alentours. "On ne voulait pas aller trop trop loin de chez nous. On est à moins de trois heures de route", justifie-t-elle. Après avoir emménagé dans le sud de la France il y a près de 10 ans, cette famille d'Hyères (Var) n'avait pas encore pris le temps de visiter le reste du littoral. "On voulait surtout voir le Pont du Gard, on ne l'avait jamais vu", précise-t-elle. 

Des vacanciers-covid à Montpellier

Ces derniers jours on voit de plus en plus de touristes dans les rues ou à la plage, carte à la main. Le petit train a même repris ses visites à Montpellier. Mais les professionnels du tourisme observent des déplacements très limités : la majeure partie de ces vacanciers seraient originaires de la région Occitanie. 

Et ces premiers touristes de l'année partagent la même particularité que Céline : ils n'avaient pas prévu de passer une partie de leurs vacances dans l'Hérault ou à Montpellier. "C'était pas ce qu'on aurait mis en priorité comme destination !, euphémise Tiphaine, étudiante dans le nord de la France. On a fait avec ce qui est possible dans cette situation". À ses côtés, son amie complète : "On aurait dû être à New-York cet été. Nos vacances à l'étranger ont été annulées à cause du covid-19, du coup on a cherché des destinations en France...et on a cherché le soleil".

Ce sont eux qui permettent pour l'instant aux gérants de bars, cafés et restaurants de ne pas sombrer, mais ils ne suffiront pas. "On n'est même pas à 20% du chiffre d'affaire de l'année dernière, se désole Francis, à la tête d'un café place de la Comédie. Il faudrait qu'on fasse 80 couverts par jour, on est à peine à 20. Le weekend dernier, on a fait quatre couverts ! Ça devient très difficile. On subit, on attend". Les prochaines semaines seront un test pour lui et ses confrères. Si malgré la réouverture des frontières, touristes allemands, espagnols et italiens ne reviennent pas, certains gérants craignent de perdre quasiment la moitié de leur clientèle. 

Un premier samedi d'arrivée dans les campings

Dans les campings aussi, l'absence de touristes étrangers se fait sentir. _"_Les gens sont très réticents, analyse Anna, chargée de l'accueil au camping Robinson, à Marseillan. Ils demandent beaucoup d'informations, si tout est sécurisé. On leur explique tout ce qu'on met en place pour la sécurité". Un capteur vidéo de température a été installé à l'accueil, le gel est partout, les mobil-homes sont désinfectés, les clés ont été remplacées par des bracelets électroniques. 

Il faut rassurer les clients, surtout quand ils viennent de régions très touchées par le virus. À peine sortis de leur confinement dans le Val d'Oise, à quelques kilomètres du premier cluster enregistré en France, Liliane et son mari, 82 ans, ont beaucoup hésité à venir passer leur traditionnel mois de vacances au camping. "On vient d'une zone qui a beaucoup morflé. Là on revient du marché, et je trouve qu'il y a du laisser-aller, constate la retraitée. Pas de masques, pas de gants, les gens se frôlent. C'est affolant, j'espère que les gens se tiendront bien quand le camping sera rempli".

Pour l'instant, ce sont surtout des habitués qui peuplent les allées. Laetitia, infirmière, est venue souffler en famille. "C'est bon, on est sur une autre planète, sourit-elle. Je laisse tout le reste derrière : pas de télé, pas d'info. Pendant quinze jours, _on fait un break de tout ça_, de tout ce qui se passe, de toute l'horreur"

Pour la direction, l'équation est difficile entre instaurer des gestes barrières et permettre aux vacanciers la détente et l'oubli complet. Pour l'heure, plus d'un tiers des réservations de l'été sont annulées.

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