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Déconfinement : les salariés des entreprises du secteur de l'événementiel lancent un appel à l'aide

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IIs sont maîtres d'hôtel, cuisiniers, hôtesses, serveurs. Ils travaillent ponctuellement sur des événements comme les 24 heures du Mans ou les festivals. Depuis le début de la crise, ils sont sans emploi et craignent de perdre une partie de leurs indemnités chômage.

Les maîtres d'hôtel, cuisiniers indépendants manifestent pour demander une aide financière à l'État car leur secteur est à l'arrêt depuis le confinement lié à l'épidémie de Covid-19 Les maîtres d'hôtel, cuisiniers indépendants manifestent pour demander une aide financière à l'État car leur secteur est à l'arrêt depuis le confinement lié à l'épidémie de Covid-19
Les maîtres d'hôtel, cuisiniers indépendants manifestent pour demander une aide financière à l'État car leur secteur est à l'arrêt depuis le confinement lié à l'épidémie de Covid-19 © Radio France - Olivia Cohen

"Malheureusement, nous sommes les grands oubliés du gouvernement" : Grégory Vachet, originaire de Sablé, travaille dans le secteur de l'événementiel depuis 12 ans. Maître d'hôtel, il "travaille sur pas mal d'événements, aux 24 heures du Mans mais aussi à Paris, au Grand Palais et même à l'Elysée". "Nous sommes aussi appelés pour faire de grands cocktails d'entreprises. En fait partout où il y a des missions, les extras sont là pour servir."

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Aucune activité depuis trois mois

Sauf que depuis trois mois et le début du confinement, son activité a été stoppée net. "Nous avons été arrêtés les premiers et on ne sait pas quand on reprendra une activité normale. Les entreprises hésitent. Nous sommes normalement en pleine période de mariages mais toutes les cérémonies ont été annulées donc nous sommes dans l'incapacité de pouvoir travailler." Normalement, Grégory Vachet travaille en moyenne 1500 heures par an. "Mais là, cette année, ce sera compliqué de dépasser les 500 heures. Et encore, s'il y a une petite reprise."

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Nous sommes les grands oubliés du gouvernement"- Grégory Vachet, maître d'hôtel, lors de grands événements comme les 24 heures du Mans

Des indemnités difficiles à obtenir 

Pour pallier au manque à gagner, le Sarthois bénéficie d'indemnités, "jusqu'à 1400 euros par mois". Sauf que pour pouvoir prétendre à ces indemnités, il faut travailler au moins 600 heures par an et même 910 heures à partir du 1er septembre, avec la réforme de l'assurance chômage. Un seuil minimal impossible à atteindre cette année à cause de la crise sanitaire. "Donc là nous sommes en train de consommer nos allocations chômage. Moi, j'avais 280 jours avant le début de la crise, là il me reste 160 jours et si cela continue, il faudra que je me reconvertisse ou je me retrouverai sans revenu.

Car contrairement aux intermittents du spectacle, ceux de la restauration ne bénéficient pas d'un report de leurs droits au chômage, le temps de laisser passer la crise. "M. Macron avait dit qu'il ne laisserait personne sur le bord de la route. Nous sommes à peu près 2.3 millions de personnes concernées par le fait de consommer nos droits alors que nous sommes dans l'incapacité de travailler. On est dans le flou. Il n' y a rien qui est fait pour nous. On ne sait pas où l'on va, quand l'activité reprendra. Des couples qui travaillent dans l'événementiel sont déjà obligés de rendre leur appartement pour prendre plus petit. Des travailleurs vont se retrouver au RSA ( Revenu de solidarité active) ou carrément sans revenu si rien est fait".

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La Fédération des métiers Intermittents Tourisme Événementiel Culture (FMITEC) demande la prolongation des droits au chômage jusqu'à l'été prochain comme pour les intermittents du spectacle. Un statut dont bénéficiaient les "intermittents de la restauration" jusqu'en 2014, avant de basculer dans le régime général.

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