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Déconfinement : "les commerçants sont dans les starting-blocks"

Le Premier ministre a annoncé mardi la réouverture de tous les commerces le 11 mai prochain à l'exception des restaurants et des cafés, dans le cadre du déconfinement. Pour Philippe Depréaux, président des commerçants rouennais, c'est désormais le moment de se préparer.

Coronavirus : les boutiques sont fermées et le centre-ville de Rouen, habituellement très fréquenté, est désert en ce mois d'avril.
Coronavirus : les boutiques sont fermées et le centre-ville de Rouen, habituellement très fréquenté, est désert en ce mois d'avril. © Radio France - Bénédicte Courret

Après environ deux mois passés portes closes, les commerces, à l'exception des cafés et restaurants, vont pouvoir rouvrir le 11 mai si les conditions sanitaires s'y prêtent. Le Premier ministre l'a confirmé lors de ses annonces mardi 28 avril. Pour le président des commerçants de Rouen, Philippe Depréaux, c'est une bonne nouvelle, même s'il reste encore de l'incertitude

Quel  est votre sentiment après les annonces d'Edouard Philippe mardi ? 

Philippe Depréaux : Ce qu'il faut retenir avant tout, c'est la date du 11 mai avec un point d'interrogation, puisque nous espérons avec beaucoup de volonté que le 11 mai soit un vrai rendez-vous avec nos clients. Il y a une interrogation, il faut rester sage jusqu'au 7 (un point sera fait pour confirmer la réouverture, NDLR). 

Une entreprise quelle qu’elle soit, petite ou grande, commerciale ou artisanale, c'est fait pour être ouvert. Nos commerçants sont dans les starting-blocks pour pouvoir rouvrir et se préparer.

Votre association représente 800 commerçants sur Rouen. La réouverture ne se fera pas n'importe comment, il y aura des mesures à prendre ?

Bien sûr, c'est la raison pour laquelle nous répondons toute la journée aux interrogations des commerçants. Tout le monde se prépare au mieux, puisqu'il va falloir réaménager les commerces, quelle que soit la surface pour bien accueillir dans les conditions sanitaires demandées. Forcément, il  faut rassurer avant tout nos clients et nos collaborateurs.

Ca veut dire du gel et des masques obligatoire pour les collaborateurs et les clients ?

Pour le masque, c’est au choix des commerçants : ils peuvent refuser de servir un client qui ne serait pas masqué. Pour les collaborateurs, ça me semble obligatoire. Au niveau du gel, c'est bien que les clients puissent se nettoyer les mains avant d'entrer dans un magasin.

Le gros bémol, ce sont les bars, les restaurants, les hôtels : ceux qui pâtissent le plus et qui resteront fermés après le 11 mai quoi qu'il en soit. Vous comprenez cette décision ?

C’est très difficile. C'est meurtrissant de savoir que nous avons des collègues qui ne pourront pas faire fonctionner leur affaire. Le souhait, c'est que ça vienne très vite. Ils ont la volonté d'organiser leur travail avec leurs collaborateurs pour accueillir leurs clients. Il y a des entreprises qui ont absolument besoin de travailler, au risque d'une catastrophe économique derrière. 

En plus, un bar, un restaurant, ça possède une terrasse, la météo est favorable et l'attractivité d'un centre-ville ça se fait aussi par les terrasses. 

Entre le chômage partiel financé par l'Etat et les aides versées directement aux indépendants par l'Etat ou les collectivités, vous sentez-vous assez soutenus ?

Il y a plusieurs niveaux. Le premier niveau pour les indépendants, c'était le versement de 1500 euros. Ce n'est pas pour tout le monde. Ceux qui étaient installés avant le 1er janvier 2019 n'y ont pas eu droit. Il y avait un deuxième niveau de petite solidarité par la sécurité sociale des indépendants. Et quand c'est très délicat, il y a une aide par la région. 

Ce n’est pas suffisant, bien entendu. Mais je rappelle que tous les commerçants qui ont des difficultés peuvent se rapprocher de nous ou de la Chambre de commerce et d'industrie au 02 32 100 520, de façon à ce qu'on trouve des mesures pour les aider. 

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